vendredi 18 avril 2014

Conseil communautaire de l'Agglo Hénin-Carvin

61 délégués communautaires étaient présents ou représentés, ce soir, à la CAHC.

Dès le début, l'élu FN d'Oignies, F. Vial demande le report de la réunion, car il n'a pas reçu la convocation... l'adresse indiquée étant fausse, et le courrier a été délivré à un autre numéro de la rue où il habite. Manifestement, une erreur de la poste. En attendant une éventuelle demande d'annulation, la séance se poursuit...

Élection du président :
- Corbisez : 33 voix. Réélu
- Haja (PC ): 13 voix
- Briois : 13 voix
2 bulletins nuls.

Intervention des groupes : seul le FN n'a pas pris la parole. J. Urbaniak (groupe des élus républicains), très consensuel comme d'habitude, souhaite un modèle de gouvernance mêlant transparence et sérénité, et que l'on fixe des objectifs prioritaires qui sont, pour lui, un développement économique efficace et le renforcement de la cohésion sociale.
Discours traditionnel du PC sur l'état économique du territoire et, bien sûr, une critique de la politique gouvernementale.
Pour le groupe PS et Verts, P. Kemel estime que la cohésion sociale est la première priorité.
JP Corbisez veut présider de façon transparente ("une intercommunalité de projets et pas d’idéologie : ceux qui ne le comprennent pas n’auront pas la tâche facile"), dans la continuité, tourné vers l'avenir et à l'écoute des besoins des communes. Il fixe comme objectif la création de 6000 emplois, sur le mandat.
Une délibération a, ensuite, fixé à 7 le nombre de VP (49 pour, 13 abstentions FN) contre 14 précédemment

- Briois pose sa candidature pour le poste de 1er VP. Il rappelle que, jusqu'à Dalongeville, le District avait toujours été présidé par le maire d'HB. Il trouverait normal que la 1ère vice-présidence lui revienne et qu'HB ne soit pas abandonnée. JP Corbisez rappelle qu'HB a bénéficié de financements pour des économies d'eau, pour l'Anru et pour la Maison des adolescents. Lapsus amusant : il a confirmé qu'"il ferait tout pour les Oigninois euh...les Héninois !"
S. Briois obtient 14 voix contre 42 à P.Kemel. 5 bulletins nuls. Le FN disposant de 13 délégués, une extra voix a rejoint le FN... De même, peut-on supposer que les nuls étaient anti-Kemel...
- Toujours une voix de plus pour Sulzer, FN, mais un seul nul permettant à C.Pilch de récolter 46 voix pour la deuxième vice-présidence.
- D Maciejasz devint 3eme VP avec 44 voix, 3 nuls et 14 voix pour JR Sulzer.
- Mystère  pour l'élection de Czerwinski, PC, qui obtint 46 voix, mais 3 nuls et une voix perdue par Sulzer (12).
- Record pour C.Musial : 47 voix ! 13 bulletins FN pour Sulzer. 1 seul nul. La plus belle élection de la soirée  !
- La 6ème vice-présidence échoit à  J. Urbaniak : 46 voix contre 13 à Sulzer.
- La dernière revint à P. Defrancq, absent pour maladie. Avec 43 voix (5 nuls) et 13 pour A. Beigneux (FN).


La réunion a commencé à 18H, il est 23 heure (il a fallu voter à bulletins secrets pour chaque vice-présidence). L'ex-maire d'Hénin a quitté les lieux, il y a un quart d'heure.
30 minutes sont encore nécessaires pour voter, à la proportionnelle de liste, pour la constitution d'une commission de 15 membres (8 PS/EELV) qui doit remettre, dans les 6 mois, une proposition de règlement intérieur. Une délibération est également votée à mains levées, pour compléter le bureau exécutif à 15 membres, avec l'élection de 7 conseillers délégués. Il est 11H30, le président propose de se restaurer avant de voter, à nouveau à bulletins secrets, pour les 7 conseillers, soit plus de 3 heures supplémentaires de séance. N'ayant point été invité au buffet, je suis parti en laissant tout ce beau monde siéger une partie de la nuit...

Remarques : 
- excellente entente entre les 9 conseillers communautaires FN héninois et leurs 2 collègues de l'opposition (Binaisse et Tondelier), comme je l'ai écrit hier soir en cours de réunion, avec un commentaire sous mon dernier post (ce qui permet de connaître l'heure exacte de cette partie de rigolade)... j'étais, en effet, sidéré de les voir plaisanter ensemble. Vous avez dit : "banalisation"? 
- étonnante partition de l'élu FN d'HB, JR Sulzer, intervenant à tout propos : humour "à 2 balles" qui ne faisait rire personne, et tentative de retarder les opérations de vote par des propositions surprenantes, balayées à juste titre par le président. A noter que le néo-Héninois n'est pas encore très habitué à son nouveau lieu de résidence, puisqu'il parla, à 2 reprises, d'HB comme "chef-lieu", or la ville est située dans l'arrondissement de Lens (chef-lieu d'arrondissement) et il est difficile de parler de chef-lieu de canton, surtout quand la ville fait partie de 2 cantons... Dans quelques mois, il aura appris les caractéristiques de la ville dans laquelle il vient d'atterrir...
- je suis toujours surpris quand je vois un exécutif siéger devant son assemblée : le Président ou le maire est assis sur un siège dont le dossier est plus haut que celui de ses collègues. En quelque sorte, il trône et il est vrai qu'en France, les attributs de la monarchie sont encore nombreux ! 
- non seulement, nous traînons des relents monarchiques, mais nous sommes incapables de pratiquer la parité. Un  président et 7 vice-présidents : pas une femme ! Alors, je sais bien que l'on a dû désigner, dans la nuit, quelques conseillères déléguées, pour compenser... Mais cela n'est pas sérieux du tout...

Comme le phénix, le PS renaîtra-t-il de ses cendres ?

 

Commentaires AA dans le texte

Cambadélis, rénovateur du PS ou syndic de faillite ?

LE MONDE |
Editorial du Monde.

Jean-Christophe Cambadélis a hérité, mardi 15 avril, d’un poste que Pôle emploi n’aurait pas osé lui proposer s’il avait été mis sur le marché : un CDD de dix-huit mois de premier secrétaire du Parti socialiste, jusqu’au congrès d’octobre 2015. Autrement dit, une mission de sauvetage d’un parti en détresse, qu’Henri Emmanuelli qualifiait récemment de « parc à moutons » en « coma dépassé ».
Au lendemain d’un désastre électoral qui, avec la perte de quelque 160 villes de plus de 10 000 habitants, a sapé le socialisme municipal, le diagnostic impitoyable de Michel Rocard, en 1994, s’impose de nouveau. L’ancien premier ministre décrivait, alors, le PS comme « un champ de ruines », « pratiquement vidé de toute idée, de toute force, de toute influence ».
Si les socialistes ont (encore) tous les pouvoirs – Elysée, Matignon, Assemblée nationale, Sénat, régions, majorité des départements –, leur parti n’existe plus. Il est devenu un astre mort. Les premiers symptômes du mal ne sont pas apparus avec l’élection de François Hollande. Ils remontent loin.
En 1995, Lionel Jospin, redevenu premier secrétaire, avait favorisé un certain renouveau idéologique, sans toutefois faire le ménage nécessaire dans les baronnies locales d’un appareil de plus en plus sclérosé (AA : le Pas-de-Calais et Marseille en savent quelque chose !). Son successeur, François Hollande, a exercé une réelle influence sur la ligne du gouvernement pendant la cohabitation de 1997 à 2002. Mais il n’a pas rénové le PS. Et depuis le choc du 21 avril 2002 et l’élimination de son candidat au premier tour de la présidentielle, ce parti dérive sans boussole, sans autre stratégie que la reconquête du pouvoir, sans renouvellement de sa doctrine. AA : ce n'est pas une consolation de savoir qu'il en est de même dans les autres partis. En dehors d'une refondation de sa "doctrine" jamais mise en œuvre, les militants ont demandé et finalement obtenu, en 2010, que la limitation du  cumul des mandats soit applicable pour leurs élus immédiatement, alors même que le PS n'était pas au pouvoir. Peu d'élus s'y sont conformés. Pire encore, cette obligation, aujourd'hui inscrite dans la loi, n'est applicable qu'à partir de...2017 ! Or la droite ne s'est pas privée d'annoncer que, en cas de victoire en 2017, elle abrogera la loi ! Voilà comment tous les politiques se déconsidèrent aux yeux des citoyens...
Jusqu’au séisme municipal de 2014, le PS s’est replié sur son seul rôle de machine électorale. Pour la présidentielle de 2012, il a inventé, avec succès, la procédure démocratique de la primaire. Mais, aujourd’hui, sa machine tourne à vide. Depuis 2002, en dehors de vagues considérations sur « un nouveau modèle de civilisation », il n’a rien produit. Il s’est montré incapable de formuler des idées neuves, soit pour aider l’action gouvernementale, soit pour défricher l’avenir, soit pour redéfinir ce qu’est le socialisme en 2014. Depuis douze ans – et le phénomène s’est aggravé avec la calamiteuse gouvernance d’Harlem Désir –, il est en panne de pensée.
La crise existentielle du PS est si profonde qu’on finit par se demander à quoi il sert. Penseur et stratège, formé à la double école du trotskisme et du jospinisme, M. Cambadélis a la stature pour empêcher « le bateau ivre » de couler. « L’enjeu pour le Parti socialiste, a-t-il déclaré, c’est la glissade ou le renouveau, la dispersion ou le sursaut. » Il lui faudra beaucoup d’énergie pour remettre à flot un parti dont les militants sont désemparés au point de se détourner de leur président.
M. Cambadélis a l’ambition de « reformuler idéologiquement le socialisme pour qu’il soit à nouveau une doctrine vivante, capable de transformer le monde et pas seulement de le gérer ». A cette condition seulement, le nouveau « patron » du PS pourra être davantage qu’un intérimaire ou un syndic de faillite.
AA : ce n'est que si le PS est anéanti en 2015 et 2017, qu'il pourra se montrer capable de tout reprendre à zéro. Si l'on prend comme exemple la fin de la SFIO, il aura fallu, du Congrès d’Épinay à la victoire de Mitterrand en 1981, 10 ans pour renouveler idéologiquement, avec des hommes neufs, un grand parti de gauche. Encore y avait-il une personnalité charismatique qui indiqua le chemin...  leader qui n'apparait pas aujourd'hui ! Ce n'est donc pas avant 2030 qu'un nouveau parti alliant justice sociale et écologie pourra faire avancer la société française. Face aux dérives de la droite et au danger du FN, cela laisse augurer des années prochaines difficiles...

jeudi 17 avril 2014

Béthune et Hénin-Beaumont : quelle coïncidence !


Hier, lors de la réunion d'Artois Comm (agglo Béthune- Bruay) , le conseil communautaire a décidé de ne pas élire de vice-président béthunois. La majorité de gauche du Conseil a estimé que, ayant élu une majorité de droite, la ville de Béthune ne pouvait prétendre à un tel poste au sein de l'exécutif composé d'un président (A. Wacheux) et de 15 vice-présidents. Tergiversations actuellement au sein des élus de Béthune, ville-centre rappelons-le... Je n'ai pas entendu le mot "retrait" de la ville de l'intercommunalité, mais un bourdonnement inhabituel y ressemble fort... Certains avaient proposé que Jacques Mellick soit le VP béthunois, mais une opposition frontale des élus communautaires s'est levée. L'ancien ministre a bien tenté d'imposer le maire UDI de Béthune, Olivier Gacquerre, mais là aussi ce fut un fiasco.

Ce soir, réunion du conseil communautaire de la CAHC, qui devrait désigner son Président : en principe, JP Corbisez sera reconduit. Il y avait 15 vice-présidences lors du dernier mandat, une pour chaque commune et une seconde pour HB, "ville-phare" dit le site informatique de l'Agglo.
Avec l'arrivée de 9 élus FN représentant HB, la ville-centre disposera-t-elle toujours d'une vice-présidence au sein de l'Agglo ? On peut penser que les délégués communautaires ne voteront pas pour qu'un ou deux frontistes héninois deviennent VP... Par analogie avec Artois-Comm, y aura-t-il une proposition pour porter aux 2 vice-présidences les 2 Héninois non FN; à savoir E. Binaisse, l'ancien maire, et Marine Tondelier (EELV)? Cette éventualité aurait plus de chances de succès que celle évoquée plus haut à Artois Comm...


"Pour monter au cocotier, il faut avoir le c...propre"



Communiqué (14 avril) du FN :
"L’Union européenne a parlé, Manuel Valls a répété : le gouvernement doit réduire ses dépenses de 50 milliards d’euros sur trois ans. Une partie de ces coupes doivent être réalisées dans les dépenses sociales et un rapport de la Cour des comptes fuité dans le JDD détaille notamment une mesure qui permettrait d’économiser 800 millions d’euros par an.
On aurait pu imaginer que ces économies se fassent en luttant contre la fraude massive, aussi bien du côté des particuliers que des entreprises, ou en supprimant enfin le remboursement à 100% des dépenses de santé des clandestins, via l’AME. On aurait pu penser que la Cour se serait intéressée aux allocations versées des années durant aux demandeurs d’asile, aux remboursements accordés aux bénéficiaires de la CMU-C, qui n’ont rien à envier aux mutuelles haut de gamme, ou encore aux « aides à l’équipement » versées par les CAF aux allocataires pour qu’ils s’achètent une nouvelle télévision..."

Cette litanie sur les étrangers est insupportable alors que les fraudes les plus importantes sont le fait d'élus, à commencer par ceux du FN et pas n'importe lesquels. Vous voulez des exemples  En voici 3 :

1- Le premier est celui du "micro-parti" du FN, créé pour "pomper" l'argent de l’État, c'est-à-dire, des contribuables, en se faisant rembourser des dépenses de campagne, bien sûr surévaluées... puisque correspondant à des prestation réalisées par une société-amie. Voir cette information du Monde du 15 avril :
" Une information judiciaire contre X a été ouverte le 3 avril pour « escroquerie en bande organisée », « faux et usage de faux », concernant Jeanne, le microparti de Marine Le Pen, selon le parquet de Paris. Elle fait suite à une enquête préliminaire déclenchée en 2013 par le signalement de la Commission des comptes campagne, qui avait été révélé par le site d'information Mediapart. Dans cette enquête étaient notamment visés les prêts accordés à des candidats du Front national lors des cantonales de 2011 et des législatives de 2012.
Selon nos informations, des perquisitions ont eu lieu le 7 avril visant la galaxie Riwal, l'entreprise de Frédéric Chatillon, qui s'occupe de l'ensemble du matériel de campagne du Front national.
Le microparti, créé à la fin de 2010, a prêté « environ 600 000 euros » à l'association de financement de la campagne présidentielle de Mme Le Pen, nous déclarait en juillet 2012 Jean-Michel Dubois, son mandataire financier."

2- Avant qu'il ne soit élu maire, S. Briois, était le bénéficiaire du versement par M. Le Pen, de l'écrêtement imposé à la députée européenne et conseillère régionale (dont l'absentéisme fait l'objet d'articles récurrents de la presse, non seulement française, mais également européenne). On n'a jamais su si S. Briois, secrétaire général du FN, était également indemnisé au titre de cette dernière fonction. Bien sûr, dans d'autres partis, on trouve des cas similaires et le FN ne se fait pas faute de le faire remarquer... Mais, comme le dit un adjoint héninois FN, le singe, avant de monter en haut de l'arbre, doit avoir le "cul propre". Maire d'Hénin, conseiller régional, conseiller communautaire (je ne pense pas qu'il sera élu vice-président...), secrétaire général de son parti, bénéficiaire du trop-plein d'indemnités de sa présidente... Dans son communiqué cité au début de ce post, plutôt que de s'en prendre aux étrangers, le FN ferait mieux de penser aux cumulards politiques dont de plus en plus de ses élus font partie.

3- On se souvient de la polémique lancée par Médiapart sur le fait que Louis Aliot (compagnon de MLP) était assistant parlementaire à mi-temps, payé 5000 euros par mois... voir http://www.20minutes.fr/politique/1189851-20130718-marine-pen-accusee-conflit-dinterets-parlement-europeen. Plainte en diffamation déposée par MLP.
N'empêche, Louis Aliot était bien attaché parlementaire de la députée européenne. On sait d'autre part qu'il fut vice-président chargé du projet du FN de 2011 à 2012. Qu'il fut candidat aux législatives en 2012, aux municipales de Perpignan en 2014, et qu'il est, depuis 2010, conseiller régional en Languedoc Roussillon. Depuis quelques jours, il est conseiller municipal à Perpignan.
Ah, j'oubliais ! En 2010, il s'est installé comme avocat à Perpignan (http://lavocaliot.blogspot.fr/).
Vous croyez qu'il exerce véritablement le job d' attaché parlementaire pour lequel il est rétribué par l'Europe ? De qui se moque-t-on ?


mercredi 16 avril 2014

Retour sur les municipales dans le Nord- Pas-de-Calais (3)

2- Villes dans lesquelles la majorité a été reconduite

2-2 Pas-de-Calais

- Lens : Après la victoire du maire sortant, Sylvain Robert, les soubresauts de campagne continuent. L'alliance gauche/droite a fait perdre des voix, au second tour, à Arnaud Sanchez et ses partenaires. Ces derniers semblent bien décidés à perpétuer cette alliance de circonstance en un nouvel état d'esprit. Le FN a étonné, son candidat, parachuté de dernière minute, ridiculisé lors des débats télévisés, réussit 24% !
L'attention est maintenant portée sur l'élection à la présidence de l'Agglo (CALL) qui aura lieu le 22 avril : qui succédera à JP Kucheida ? Le maire de Lens pourrait être le choix des instances socialistes. Mais, le PS n'a pas la majorité et l'on parle d'une candidature hors Lens et Liévin : celle de P. Delaleu, le maire socialiste de Servins et actuel 1er VP ou encore celle du revenant MRC, ancien président du District, JM Alexandre...

- Arras : la ville de Guy Mollet semble perdue pour longtemps au PS. Le maire sortant F. Leturque (UDI), successeur de JM Vanlerenberghe, est bien installé après avoir mis une raclée à la verte H. Flautre, soutenue par le PS. Ces 2 partis de gauche avaient réalisé  (listes séparées) plus de 43% en 2008 contre 16% (liste unique !) à H. Flautre, députée européenne; F. Leturque réalisant 5 points de plus que son prédécesseur, malgré une liste dissidente de droite ! Le quadragénaire paraît installé pour plusieurs mandats...
P. Rappeneau, adjoint à Arras et responsable de l'UMP 62, devrait être reconduit jeudi 17 avril à la présidence de la CU d'Arras où règne un consensus droite/gauche.

- Calais : l'UMP l'emporte, au second tour, aussi facilement qu'en 2008. Natacha Bouchart avait mis fin, il y a 6 ans, à 37 ans de mandats communistes en battant Jacky Hénin, qui, n'a pu reprendre, cette fois-ci, la mairie, associé au député socialiste Yann Capet, fils du regretté André, lui aussi plusieurs fois député. La ville la plus importante du 62 a rompu une seconde fois avec la gauche...

- Boulogne : Frédéric Cuvillier a finalement récupéré un secrétariat d'état à la place d'un ministère, et laissera sa place de maire, semble-t-il, à Mireille Hingrez-Ceréda, comme en 2012. Vainqueur en 2008 avec 71,61% au premier tour, le filleul politique de Guy Lengagne,  s'est contenté d'un petit 55% au second tour, cette année. Le FN, sans candidat en 2008, a obtenu 26% au second tour, améliorant son score de 5 points entre les 2 tours ! Ceci expliquant, en partie, cela...

- Bruay-Labuissière : la chute d'Alain Wacheux, maire sortant PS, a été encore plus forte que celle de F. Cuvillier. Plus de 73% au 1er tour en 2008, 49,48 en 2014. Pire encore, il a perdu un point au second tour. Face à une candidate FN parachutée qui gagne 3,5 points entre les deux tours avec plus de 40 % ! Bruay est la ville du NPDC qui compte le plus d'élus FN d'opposition : sept !

- Liévin : Laurent Duporge, avec presque 55% au 1er tour, conserve la mairie que lui avait confiée JP Kucheida, mais avec 20 points de moins que son prédécesseur au 1er tour en 2008 ! Encore une fois, ceci expliquant cela, une liste FN (non présente en 2008) a obtenu plus de 26% des voix...

- Carvin: le député de la circonscription, vainqueur au 1er tour lors de la précédente élection, a subi une légère érosion en 2014, perdant 4 points, gagnant avec 49,10% au second tour, mais c'est l'émergence du FN avec 37,33% et qui gagne 2 points entre les 2 tours, qui pose problème...

mardi 15 avril 2014

Des tentations au passage à l'acte...




Concernant l'article suivant de l'Express, viennent à l'esprit quelques questions, concernant HB :

- la recherche de 7 personnes pour la mairie d'HB. Le coût de la seule publicité serait de 20 000 euros. A part pour le DGS, n'avons-nous pas quelques personnes au placard qui pourraient occuper ces postes ? Faut-il augmenter encore les frais de fonctionnement dont le FN, pendant la campagne, fustigeait l'importance ? C'est vrai que ce n'était que des promesses...

- que va faire la mairie si elle ne trouve pas de fonctionnaires souhaitant venir à HB. Embaucher des contractuels, proches du parti ?

- quid du risque (ou de la volonté) de voir un directeur de cabinet prendre la main sur l'administration, comme à Fréjus ?

On le sent bien, les villes FN ont du mal à réfréner leurs tentations, mais petit à petit (cela ne fait que quelques jours qu'ils sont au pouvoir), le naturel, bien que réprimé, revient au galop... 


NB : On notera le nom du journaliste... Humour ?

 

 

Le Front national mène-t-il une chasse aux sorcières?

L'Express

Par , publié le

Dans les villes qu'il a conquises, le FN adopte une stratégie administrative pour l'heure prudente, par peur de faire fuir les cadres dont il a besoin. Mais il étoffe les cabinets politiques sur fond de premières tensions. Enquête. 


Un directeur général des services (DGS), un directeur financier, un responsable de la commande publique, un directeur de la communication et des relations publiques, un responsable de la communication numérique et de la création graphique et même un chef de la police municipale. Qu'on se le dise, la ville d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), passée aux municipales dans le giron du FN, recrute. "Depuis 12 ans que je suis dans la fonction publique, je n'avais jamais vu un tel renouvellement, les annonces dans la Gazette des communes ont dû coûter 20.000 euros hors taxe!", n'en revient toujours pas le DGS d'une autre des communes où flotte désormais la bannière FN [à la lecture de cet article, la mairie d'Hénin-Beaumont assure que le coût est de 9.000 euros TTC]. Un recrutement massif qui traduit une épuration chez les fonctionnaires territoriaux?

Le FN s'en défend becs et ongles. Dans le détail, en effet, seuls les départs du DGS et du chef de la communication sont liés à des raisons politiques. Les autres correspondent à des retraites, des postes vacants depuis longtemps ou des mutations professionnelles prévues avant l'élection. "Nous passons des annonces car il y a des procédures à respecter, notamment deux mois de publicité légale pour les postes à pourvoir mais nous avons déjà des pistes", précise Bruno Bilde, le nouvel adjoint au maire en charge de la communication et des affaires générales. Le FN aurait déjà reçu de nombreux CV, dont "au moins 35" pour le poste de chef de la police. "Nous ne leur demanderons pas d'avoir leur carte au FN. Un profil neutre, ça nous va. Bien sûr, il ne faut pas qu'ils nous soient hostiles", précise Bruno Bilde. A l'exception du service hautement stratégique de la communication où même le photographe devra avoir "un profil politique, on ne va pas se cacher derrière notre petit doigt". Pour l'heure, l'arrivée du FN ne semble pas faire fuir les fonctionnaires. Seuls trois - dont deux secrétaires du cabinet du maire - ont demandé à être recasés au service des sports pour ne pas avoir à travailler directement avec le nouveau maître d'Hénin-Beaumont Steeve Briois. Lui et son équipe "sont gentils et mignons, plaisante René Gobert, le secrétaire général de la CGT de la Ville. Il faut attendre deux-trois mois pour voir ce qu'ils font."

Des DGS qui assurent la transition

Cette approche prudente du FN, dont la présidente a promis qu'il n'y aurait pas de "chasse aux sorcières", se confirme dans l'ensemble des villes conquises et sur lesquelles L'Express a enquêté. Si les postes de cabinets sont remplacés - ce qui est leur fonctionnement normal - peu de cadres partent. Dans beaucoup de communes, le refrain des maires est le même: "on attend de voir, on réévaluera dans quelques mois", notamment en ce qui concerne les responsables de la communication. Même les DGS, dont le statut particulier prévoit qu'ils sont liés à un exécutif mais qu'ils peuvent rester six mois après un changement de municipalité, assurent, à l'exception d'Hénin-Beaumont, la transition. Dans certains cas, ils vont même jusqu'à accepter de poursuivre leur travail sous la houlette des maires frontistes. "Je vous confirme, je reste. J'attends de voir ce qu'il se passe. Je suis prudente mais je n'ai pas d'opposition de principe", confie à L'Express l'une d'entre elles, sous le sceau de l'anonymat. Sa collègue, à Cogolin (Var), hésite. "Au début, je voulais partir. Par peur et par loyauté vis-à-vis de l'ancienne municipalité. Mais maintenant, je ne sais plus. C'est difficile d'abandonner les équipes et le travail accompli", avoue Laurence Frison. Elle a aussi en tête qu'à 50 ans, sa "carrière n'est pas finie" et que l'étiquette FN risque de lui coller longuement à la peau. Le nouveau maire FN, Marc-Etienne Lansade, fait tout pour la retenir. "Elle est charmante et compétente. Son travail est excellent et elle connaît bien le personnel", fait-il valoir.


Si les maires FN mettent autant de coeur à retenir les DGS, c'est aussi parce qu'ils peuvent difficilement s'en passer. "L'UMP et le PS ont des réseaux, pas le FN", confie un bon connaisseur de la fonction publique territoriale. "C'est un petit milieu et je peux vous assurer que le FN a du mal à trouver les bons profils", confirme à L'Express un autre DGS qui assure l'intérim mais a refusé de garder son poste, malgré l'insistance du nouveau maire FN. "Il m'a demandé de rester six ans mais mes valeurs ne me permettent pas d'envisager une collaboration", poursuit cet homme selon lequel beaucoup de ses collègues se retrouvent "dans une profonde incertitude morale". "Moi, je vais prendre n'importe quel poste pour sortir de la ville. Mais psychologiquement, c'est très dur..."

Le FN crée des cabinets autour du maire

Autre embarras des DGS: leur réelle marge de manoeuvre dans une ville où le nouvel édile s'est fait élire sur une promesse de changement radical. A Hayange (Moselle), le maire Fabien Engelmann est limpide: "d'un commun accord, je vais travailler avec le DGS. Nous avons eu une bonne discussion. Mais de toute façon, ce sont nous, les nouveaux chefs et il est là pour appliquer nos consignes". Pour se décider à rester ou pas, Laurence Frison, à Cogolin, à demandé au nouveau maire des garanties pour garder son "autorité sur les services". "Je veux qu'on soit bien clair sur les missions de chacun." Une référence au nouveau poste de directeur de cabinet que le maire frontiste veut créer. Marc-Etienne Lansade s'est déjà rendu à Paris pour rencontrer des candidats. "Je cherche un profil Sciences-Po mais je ne vais pas prendre un trotskyste", détaille-t-il, au sujet de ce poste très politique.

La création de cabinets dans des petites villes du Sud qui en étaient jusqu'alors dépourvues n'est pas l'apanage de Cogolin, 11.000 habitants. C'est aussi le cas du Pontet (Vaucluse) et du Luc (Var). Au Pontet, le maire FN Joris Hébrard assure ainsi vouloir être "bien entouré pour gérer sa communication". La personne qui en avait la charge jusqu'alors "n'aura plus que l'institutionnel". Des créations de postes qui permettent de recycler les candidats frontistes battus aux municipales. A Fréjus (Var), c'est Philippe Lottiaux, ex-candidat à Avignon, qui débarque dans les valises de David Rachline. A Beaucaire (Gard), c'est Yoann Gillet, qui avait porté les couleurs du FN à Nîmes, qui prend le poste. Au Luc, c'est Damien Guttierez, qui avait mené la bataille à la Seyne-sur-Mer, qui dirigera le cabinet. "Les maires FN ont commencé soft mais le politique va prendre le dessus sur l'administratif. Des cellules bis se constituent dans les mairies", s'inquiète le DGS d'une ville FN.

Premières frictions

"Avoir un cabinet qui double l'administration, c'est soit une mauvaise compréhension de la collectivité soit la volonté d'exercer un contrôle plus politique ", analyse Stéphane Pintre, président national du syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDG) pour qui cette méthode n'est pas l'apanage du Front national. "C'est une vieille technique de la politique", assume un cadre du FN à L'Express. Et de confirmer que Philippe Lottiaux, le flambant neuf directeur de cabinet de Fréjus et ancien directeur des services de Patrick Balkany à Levallois-Perret, "a vocation" à prendre le poste de DGS. Mais le temps presse et il n'est pas question d'attendre le départ de l'actuel. "Il y a plusieurs moyens de mener une chasse aux sorcières, sourcille Michèle Kauffer, secrétaire de l'union fédérale des ingénieurs, cadres et techniciens de la fédération des services publics de la CGT. L'organisation des services peut être revue, des personnes peuvent être mises au placard. Nous invitons les cadres de la fonction publique territoriale, et prioritairement dans les villes FN, à ne pas rester isolés s'ils se retrouvent dans une situation de pression ou de mobilité forcée."

Pour l'heure, seul un cas a été signalé. A Béziers (Hérault), le patron de la police municipale, Gilbert Bertrand, a été démis de ses fonctions par le nouveau maire (Rassemblement Bleu Marine, RBM), Robert Ménard. Il lui a été proposé de représenter la Ville au conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance. Une mutation, présentée comme une "promotion", qui est clairement une mise au placard. "Il incarne une politique sur la sécurité qui est à l'opposé de celle que je veux mettre en oeuvre", assume dans Midi Libre Robert Ménard.
Autres premières fritures sur la ligne administrative à Hayange où le nouveau maire n'a pas du tout apprécié que des tracts de la CGT anti-FN circulent à la mairie. "Je serai intransigeant avec le devoir de réserve des fonctionnaires", met en garde Fabien Engelmann qui diffusera une note de service en ce sens. Il promet aussi "d'avoir à l'oeil" deux ou trois fonctionaires, "proches du PS" et qui auraient dit qu'ils comptaient partir. "On attend toujours", ironise le maire. "Il ne connaît rien à la liberté syndicale, il est pourtant un ancien cégétiste", s'étrangle Baptiste Talbot, le secrétaire général de la CGT Services publics. Le correspond local du syndicat assure que si elle n'est pas conforme, la note de service sera contestée "devant l'autorité puis, s'il le faut, au tribunal administratif". "Vous voyez, nous avons de bonnes raisons de nous inquiéter", conclut Baptiste Talbot.

Retour sur les municipales dans le Nord-Pas-de-Calais (2)


2- Villes dans lesquelles la majorité a été reconduite

2-1 Nord

- Lille : Martine Aubry l'a emporté moins facilement que prévu, mais avec 23 points de plus que la droite (JR Lecerf), plombée par un FN à 18,23%, et qui n'a jamais été aussi fort.
Le problème est qu'elle a de fortes chances de perdre la présidence de la Communauté urbaine (LMCU), les changements à Tourcoing et Roubaix faisant pencher la balance vers la droite. Cela, au moins, laissera le temps à M. Aubry de se préparer à une candidature nationale...

- Cambrai : le maire François Xavier Villain (en place depuis 1992), pourtant tellement brocardé (notamment pour son manque d'assiduité à l'Assemblée nationale) a écrasé ses adversaires dès le 1er tour, avec 72,46%. A noter, parmi les vaincus, un certain Yves-Pascal Renouard que certains Héninois et Béthunois connaissent puisqu'il a conseillé P. Ferrari (cantonales 2010) et S. Saint-André (municipales 2008)... Sur la liste de M. Villain figure l'ancien maire et secrétaire d'Etat, Jacques Legendre.

- Valenciennes : Le maire sortant, Laurent Degallaix, (Union de la droite) n'a pas eu trop de problème pour conserver son siège, les socialistes ayant été éliminés dès le premier tour et le FDG ne réalisant que 16,68%, avec un faible report des voix socialistes. Près de 50% d'abstention !
A noter la présence sur la liste vainqueur, de Valérie Létard, ancienne secrétaire d'état, sénatrice, et qui conservera probablement la Présidence de la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole... Présent également Dominique Riquet, député européen et prédécesseur de M. Degallaix.

- Grande Synthe : Damien Carême, PS, maire depuis 2001 (son père, René, ayant été maire pendant 21 ans), très présent sur le terrain, vainqueur au premier tour, améliore son score de 2008, ce qui est assez rare parmi les socialistes. La ville se distingue pour son action unique pour la biodiversité, politique volontariste...

- Lambersart : Marc-Philippe Daubresse a failli subir le sort de M. Delebarre, à Dunkerque. Il n'a gagné que de 370 voix sur le dissident Yvon Cousin, son ex-premier adjoint ! Secrétaire général adjoint de l'UMP, député, plusieurs fois ministre, maire depuis 25 ans, MP Daubresse subit l'usure du pouvoir et les reproches contre ses multiples fonctions... la gauche n'existe pas à Lambersart...

- Wattrelos :  Dominique Baert, réélu dès le premier tour, est passé de 68,85 %, en 2008, à 52,41 %. Le FN, mené par un inconnu, invisible, de plus, durant la campagne, a atteint 25% des suffrages exprimés et entre à la Communauté urbaine  !

- Villeneuve d'Ascq : Gérard Caudron a donc dû attendre le second tour pour être largement réélu, tout en dédaignant les Verts. Cet homme bougon est, à n'en pas douter, aimé par ses concitoyens. Il est vrai qu'il est présent sur le terrain et diantrement actif !


lundi 14 avril 2014

Retour sur les municipales dans le Nord-Pas-de-Calais (1)

Je souhaiterais revenir sur quelques résultats des municipales dans les grandes villes du NPDC.

1- Les villes dans lesquelles les maires sortants ont été battus.

- Dunkerque : c'est, à mon avis, la plus grande surprise, en France, de ces élections. Michel Delebarre, sûr de lui-même, ne se voyait pas perdre la mairie. Peu y croyaient d'ailleurs mais la défaite fut cinglante et son ex-adjoint, Patrice Vergriete, l'a écrasé au second tour. M. Delebarre, homme brillant, s'est trop cru intouchable : il a multiplié les fonctions (26 !), sans parler de ses 3 mandats (Maire, Président de la CU et sénateur). et les Dunkerquois lui ont reproché de ne pas être présent. Il faudra, non seulement limiter le cumul des mandats (prévu en 2017), mais également interdire le renouvellement de mandats (2 mandats de suite me semblent suffisants pour tous).
- Béthune : Mellick, en se maintenant au second tour, a volontairement fait gagner la droite qui est pourtant largement majoritaire dans la ville. Par vengeance contre S. Saint-André qui l'avait battu en 2008 et contre le PS qui n'a pas voulu l'investir. Triste fin de carrière aussi lamentable que celle d'un autre baron: Kucheida. Gageons que Percheron, l'autre homme du trio de 1973, saura se retirer l'an prochain de la Présidence de la Région, pour ne pas subir le funeste destin de ses 2 acolytes (voir plus loin le cas du 4ème mousquetaire, JM Alexandre, dans le cas de Lens).
- Roubaix : la gauche a éclaté sous les coups des dissensions à gauche. R. Vandierendonck, centriste passé au PS, avait laissé une ville en bon état, lorsqu'il a décidé de ne pas cumuler la mairie (17 ans maire) avec le Sénat, mais sa succession n'a pas été bien préparée. Et l'UMP Guillaume Delbar l'a emporté dans cette ville de gauche (elle a voté largement pour F. Hollande en 2012). 
- Tourcoing a également basculé et ce fut une grande surprise, MF Delannoy étant considéré comme un excellent maire. Le 1er adjoint à la Communauté urbaine de Lille a donc laissé la place au jeune UMP, Gérald Darmanin, alors qu'en 2008, il avait gagné dès le 1er tour. Tourcoing sera plus difficile à reconquérir pour la gauche que Roubaix.
- Maubeuge : voilà encore un maire de qualité (comme MF Delannoy et M. Delebarre) battu, à la surprise générale. Bien sûr que, comme pour les villes précitées (sauf Béthune), un rejet du gouvernement et du Président a joué "plein pot". Il est d'autant plus surprenant que la droite ait pu en profiter malgré les dissensions épouvantables et les affaires... Arnaud Decagny (UDI) a mis fin à 2 mandats de Rémi Pauvros (PS) alors qu'en 2008, ce dernier avait été élu au 1er tour ! Toujours député, il devrait reconquérir sa ville natale en 2020, à moins que...
- Hénin-Beaumont , le maire sans étiquette, ex-Modem, était soutenu par le PS. Il a été battu par le FN dès le 1er tour. L'ayant accusé d'avoir perdu la ville du fait de son incompétence notoire, je m'abstiendrai d'en rajouter et reprendrai plutôt le commentaire du journaliste de La Voix du Nord, Pascal Wallart, peut-être encore plus féroce que moi : "Le temps de cinq années de mandat, le novice septuagénaire a pu faire ses classes politiques, souvent dans la douleur. Jusqu'à se retrouver il y a quelques mois dans la position du candidat providentiel, poussé par le PS et encouragé par les siens. Une tactique visant à promulguer le noviciat politique en tant que panacée héninoise dont on sait désormais qu'elle n'était pas la bonne. Mais qui n'a pas pour autant découragé le maire lourdement battu même si aucun coup (même les plus bas) ne lui a été épargné" (VDN 12/4).

A suivre

dimanche 13 avril 2014

Carnets du dimanche

- Un prêtre violeur chez les catholiques intégristes...
Un prêtre de la fraternité Saint Pie X - proche du mouvement Civitas - a été mis en examen et écroué pour viols, torture et actes de barbarie mercredi à Versailles.
Planqué par son église depuis 2010, il a enfin été mis en examen pour "viols, violences sexuelles et actes de torture et barbarie.

http://www.lekiosqueauxcanards.fr/actus/un-pretre-violeur-chez-les-catholiques-integristes
AA : M. Le Pen a déclaré que pour éviter de telles abominations, les maires des 12 villes FN mèneront des enquêtes approfondies chez les imams des mosquées de leurs communes. Voilà à quoi mène le hallal et il est juste, au nom de la laïcité, qu'il n'y ait plus de repas hallal dans les cantines et que la consommation de porc soit désormais obligatoire. Non mais alors !

- Le deuxième but de Chelsea, c'est quoi ? Un tir tout pourri qui arrive dans les 6 mètres, on ne sait vraiment pas comment. A 5 minutes près, Paris, c'est la meilleure équipe du monde, Laurent Blanc le meilleur entraîneur du monde". Francis Gillot (dans France-Football).
AA : l'élection de 12 maires FN en France, c'est quoi ? Un air pourri arrivé on ne sait pas comment. A quelques voix près, il n'y aurait eu aucune ville tombée aux mains du FN, à part, peut-être, Hénin-Beaumont. François Hollande, c'est le meilleur président du monde !

- Inquiétant sondage pour le nouveau secrétaire d’État aux affaires Européennes et ancien Premier secrétaire du Parti socialiste. Selon une récente enquête d’opinion, près de 68% des Français sont d’accord pour jeter Harlem Désir dans un volcan afin d’apaiser la colère de la crise.
Il y a bien longtemps, une croyance très répandue chez certaines peuplades préconisait le sacrifice rituel dans un volcan pour apaiser la colère des Dieux. Une idée qui a fait son chemin et que l’on retrouve dans ce sondage. « Regardons les choses en face, cela ne coûte rien d’essayer » affirme un jeune homme qui estime qu’il faut examiner toutes les possibilités pour sortir de la crise. «On nous demande beaucoup d’efforts, il est temps que les politiques s’y mettent aussi » ajoute-t-il. Est-ce le signe d’une rancœur ou d’une cabale contre l’ancien Premier secrétaire du PS ? « Pas du tout » ajoutent 75% des Français interrogés. « Monsieur Désir a toujours montré son caractère volontaire, il saura être totalement digne de cela » précise même une jeune femme.
(LeGorafi.fr)
AA : on dit que les feux du désir sont réprouvés par les Dieux. Et pourtant "Le désir est le feu que nous apportons en naissant".
Les Français prennent pourtant leur désir pour une réalité. Le désir est un péché, c'est bien connu, et je doute que ce sondage corresponde à la réalité.  En effet, "le plaisir étant éphémère, et le désir durable, les hommes sont plus facilement menés par le désir que par le plaisir".


- L'inter-LGBT (L'Interassociative lesbienne, gay, bi et trans) a déposé plainte, vendredi 11 avril à Paris, contre Christine Boutin pour diffamation et incitation à la haine, reprochant à l'ancienne ministre d'avoir qualifié l'homosexualité d'« abomination ». Dans une interview au magazine Charles, sorti début avril, l'ancienne présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) affirme que « l'homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n'est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné ».
AA : encore un petit effort et Boutin encensera les gays. Cette femme évolue dans le bon sens, l'avenir nous le démontrera. On raconte qu'elle ne va plus beaucoup à la messe et qu'elle a pris 2 amants, mineurs de surcroit. Maintenant elle pardonne aux homosexuels, tout en disqualifiant l'homosexualité. La prochaine étape consistera à raconter ce qui lui est arrivé, dans un livre-vérité : "Moi, Christine B, comment je suis devenue lesbienne".

-  De retour d'un voyage d'affaires en France, un artiste pékinois révolté contre la mauvaise qualité de l'air de la capitale chinoise, particulièrement polluée, a vendu aux enchères un bocal de verre rempli d'air pur collecté en Provence. Le prix a atteint la somme de 5 250 yuans (610 euros).
AA : qu'attend Montebourg pour promouvoir la vente d'air français à l'exportation ? Production non délocalisable, écologique, aux coûts de revient peu élevés. Bien sûr, il faudra choisir les lieux où on prélève de l'air pur car ils deviennent de plus en plus rares. Mais cela pourrait donner naissance à une nouvelle industrie grâce au génie français : on construit des usines où on dépollue l'air vendu à l'étranger. Rendez-vous compte des marchés fabuleux en Chine, mais aussi en Inde, au Japon... "Air made in France". Ce serait notre gaz ou notre pétrole et, en plus, ça ne pollue pas !

samedi 12 avril 2014

Les soliloques de François Hollande

Ce voyage au Mexique m'a crevé. La chaleur, le décalage horaire... On a été très bien reçus. Pas parler de Florence Cassez, même pas de Maud Versini. Lolo s'est comporté en véritable ministre des affaires étrangères et maintenant que je lui ai refilé le tourisme et le commerce extérieur, il ne se sent plus!
A ce sujet, Manu a fait un beau discours à l'Assemblée. Heureusement que j'étais là pour rectifier son côté abrupt. Il s'est bien défendu et finalement alors qu'on continue avec presque le même gouvernement et la même politique, tout le monde n'y a vu que du feu. Je ne sais pas si Delanoë aurait fait mieux. Celui-là il a tellement hésité quand je lui ai proposé le poste, que ça m'a énervé et j'l'ai refilé à Manu (le poste, pas Delanoë !). C'est pas que ça me réjouissait, mais pour succéder à Ayrault, il me fallait quelqu'un à poigne. C'est pas que Jean-Marc n'avait pas d'autorité, mais, à chaque fois qu'il ouvrait la bouche, tout le monde commençait à bailler. Même moi, c'est tout dire... Quant à Ségolène, elle m'a tellement bassiné que j'étais bien content quand les Verts ont lâché : au moins j'avais une place pour elle. Là, elle ne fera pas trop de mal, surtout vu le budget qu'elle aura... Je sais que les Verts enragent encore aujourd'hui parce que le ministère était conséquent : avec le transport et le logement il y avait de quoi faire ! De toutes les façons, ils n'attendent qu'une chose c'est les Européennes où ils vont pouvoir récupérer une partie de nos voix et nous faire ch... ensuite parce qu'ils auront gagné des députés. Comme si je n'en avais pas assez avec les zozos qui voulaient s'abstenir lors du vote de confiance. Valls les a calmés en leur disant qu'on s'en souviendrait s'ils mettaient leur menace à exécution. Vous avez vu comme ils se sont calmés... Illico ! Quant à Taubira, je voulais qu'elle nous les lâche, mais c'était du donnant -donnant à Lienemann et ses copains. On garde not'bout de chou, et vous, vous vous calmez. Une caution pour eux. Quant à Peillon, c'est un bon ministre de l'éducation, mais il n'a pas su y faire avec les maires, les parents et les profs... Je ne sais pas ce que va donner Benoit, parce qu'il n'a aucune expérience mais les gens vont l'écouter :  lui, il ne pavane pas...
Pour Harlem, c'est vrai qu'il a pas été bon à la tête du parti, mais les affaires européennes, il connait bien. 20 ans député à Bruxelles, il en a appris des choses et aux affaires européennes, on a besoin de quelqu'un de carré. Et puis, de toutes façons, c'est moi qui commande, hein ?
Bon, reste à régler le problème avec l'étalement du déficit avec Bruxelles. mais ils ne peuvent pas faire autrement que d'accepter...On est quand même la France...

Coup de chapeau !

Saluons la cohérence politique de Didier Cailluyère qui démissionne de sa place de président de l'Amicale laïque, à Hénin-Beaumont. Cette dernière, comme la LDH, occupe gratuitement un local qui appartient à la ville et reçoit une subvention.  Mais la nouvelle municipalité aurait signalé qu'elle maintiendrait ces avantages pour l'Amicale laïque. Tant mieux, mais cela souligne encore plus le caractère politique de la sanction prise contre la LDH dont la situation est identique. Cela rend encore plus ridicule la position de l'adjoint aux finances qui  réclament 36 000 euros à la LDH. Pourquoi pas à l'Amicale laïque et aux dizaines d'associations qui sont dans la même situation ? On a bien compris que le FN poursuit de sa vindicte ceux qui œuvrent pour la défense des droits de l'Homme et notamment des droits de catégories de personnes qui déplaisent au parti d'extrême-droite telles que les Roms, les réfugiés, les sans-papiers, certaines minorités étrangères surtout si elles sont musulmanes, etc...

 

Hénin-Beaumont : engagé contre le FN, le président de l’Amicale laïque préfère laisser sa place

La Voix du Nord
Publié le
JULIEN CHABROUT
Président de l’association pendant 15 ans, Didier Cailluyère ne souhaite pas que son engagement politique cause des problèmes à l’Amicale laïque héninoise.

« Je ne souhaite pas que mon engagement personnel soit un souci pour l’association ». À la tête de l’association durant 15 années, Didier Cailluyère a choisi de passer la main plusieurs semaines après les élections municipales et la victoire du FN à Hénin-Beaumont.
Le président de cette association qui œuvre pour la défense de la diversité et de la laïcité en proposant plusieurs activités pour tous les âges a longuement expliqué pourquoi il ne souhaitait plus poursuivre l’aventure lors d’une réunion de l’association dans son local de l’école primaire Jean-Jacques-Rousseau, jeudi soir.

L’élection du FN au premier tour, « un coup de massue »

« Je n’ai pas voulu réagir à chaud car je voulais prendre du recul et savoir ce que j’allais faire. Pour moi, cette élection dès le premier tour a été un coup de massue, a d’abord déclaré Didier Cailluyère, estimant que l’association ne se situe pas sur le terrain politique ». « On est sur le terrain des valeurs et du projet associatif », a-t-il précisé devant une vingtaine de personnes, essentiellement des présidents de sections sportives et culturelles.
Cet adhérent du Parti de gauche est ensuite revenu sur son cas personnel et ses engagements politiques. « Je suis un citoyen héninois engagé. Mon positionnement est très clair mais il n’y a jamais eu de télescopage entre les deux. Ce sont des choix personnels que j’assume mais je ne veux plus exposer l’association avec, a-t-il affirmé avant d’évoquer sa participation militante aux dernières campagnes municipales et législatives. « Je suis en procès avec les gens qui sont désormais à la mairie », a-t-il souligné avant d’évoquer sa « grosse crainte » : « qu’on fasse l’amalgame entre le président de l’association et son projet ».
Une peur qui l’a poussé à quitter la présidence. Il restera toutefois membre du Conseil d’administration de cette association héninoise lancée en 1949 et comptant près de 400 adhérents regroupés en 15 sections.
L’Amicale laïque n’avait eu jusqu’à jeudi soir aucun contact avec la nouvelle municipalité, qui assure qu’elle continuera d’avoir son local et sa subvention. Si la plupart des membres étaient relativement confiants sur son avenir, la décision du nouveau maire de priver la Ligue des droits de l’Homme (LDH) de son local a pourtant marqué les esprits.

« Avons-nous une convention ? »

« Avons-nous une convention ? », a ainsi demandé un président de section, alors que la LDH n’en a pas signé. Une peur sous-jacente que l’on retrouve aussi dans la décision de Didier Cailluyère de ne pas accepter la tenue d’une réunion de la LDH dans son local de l’école Jean-Jacques-Rousseau, l’Amicale laïque ne voulant pas être associé aux soucis de la LDH avec le FN.
Élue par 14 voix contre 9 pour son adversaire, la nouvelle présidente de l’Amicale laïque, Marie-Laurence Daussin, va avoir du pain sur la planche. « Mon objectif, c’est qu’on travaille ensemble sur des projets », a-t-elle déclaré aux membres de l’association héninoise après son élection. Enseignante au lycée Darchicourt, cette récente adhérente n’est pas inconnue du paysage politique, figurant sur la liste de Georges Bouquillon aux dernières municipales après avoir siégé au conseil municipal héninois.