samedi 4 juillet 2015

Une vie politique... (13)

Nous avions pu constituer un groupe local des Verts et une vingtaine de personnes participait aux réunions hebdomadaires. La mobilisation se faisait autour de deux dossiers principalement :

1- Les transports de déchets nucléaires vers l'usine de retraitement de La Hague (voire de Sellafield en Angleterre), dans la Manche, en provenance d'Allemagne souvent, mais aussi des Pays-Bas. Les convois passaient de nuit sans que quiconque en soit averti, alors que, non seulement personne n'était sûr que la radioactivité restât confinée à l'intérieur des wagons, mais, de plus, les dangers d'accident n'étaient pas nuls. Nous avions sensibilisé les élus des territoires par où passaient les trains, en les informant sur les risques de contamination pour les riverains (accident ou pas) : sans résultat. Quand on sait que ces convois étaient surveillés par des soldats, voyageant dans des wagons (ceux renfermant les déchets étaient appelés Castors) et que personne ne se souciait des risques sanitaires qui étaient encourus par ces convoyeurs ! Ne restait donc plus que l'action, à l'image des anti-nucléaires allemands, avec qui nous étions en contact et qui nous avertissaient des départs des trains et de leur progression, ralentie par les différents mouvements le long du parcours pour tenter d'enrayer leur trajet.
L'objectif que nous avions était d'arrêter les trains par tous les moyens afin de perturber la circulation ferroviaire avec des répercussions sur tout le réseau afin que les médias se saisissent de ce problème de santé publique et de désinformation des citoyens. Ce type d'actions s'étala de 1997 à 2003/2004, en coordination avec différents groupes locaux des Verts, regroupant des militants de différentes associations (Greenpeace certes, mais aussi des militants associatifs écologistes ou de défense des droits de l'Homme). Nous travaillions en liaison avec Dominique Plancke (ce militant engagé, et également défendeur de la cause écologiste) toujours très informé. Notre rayon d'intervention se situait dans les zones "nordistes" des passages des trains : non seulement le Béthunois était concerné (trains en provenance du Nord de l'Europe, mais aussi de l'Est, par le centre de triage de Tergnier)  mais nous allions jusqu'à Hazebrouck (quand les trains passaient par Lille) et même sur la côte. En fait, il s'agissait d'un jeu du chat et de la souris. Les organisateurs des transports ne communiquaient leur trajet qu'à la dernière minute, la date et les horaires étant généralement précis mais connue seulement 24 ou 48 heures avant. Nos informateurs (militants travaillant à la SNCF, on peut le dire aujourd'hui) faisaient ce qu'ils pouvaient. Face à eux, nous avions notre mobilité, un nombre grandissant de militants, mais peu de moyens pour arrêter les trains. Nous utilisions des fumigènes à leur approche, afin de les immobiliser et nous avions appris d'un cheminot, comment "désolidariser" les wagons, en nous faufilant entre eux pour, en quelque sorte, les détacher les uns des autres, le conducteur ne pouvant redémarrer que si toutes les manettes étaient en ordre : l'immobilisation durait, ainsi, plus longtemps. Mais nous n'utilisâmes cette 'technique", dévoilée par le militant retraité SNCF  du Béthunois, qu'assez tard.
La première manifestation eut lieu à la gare de Béthune, où dans notre grande naïveté, nous avions l'intention d'arrêter le train nucléaire en nous couchant sur la voie et de profiter de cette immobilisation pour mesure la radioactivité des wagons à l'aide d'un petit compteur Geiger que nous nous étions procurés. Las, la police prévenue je ne sais comment, nous empêcha de pénétrer dans la gare. Je parlementais avec un commissaire, très ouvert à la discussion, que je croyais avoir convaincu des modalités de notre action qui ne devait pas durer bien longtemps. Mais pendant ces négociations, le convoi passa en gare et nous avions raté notre objectif, même si la presse locale fit un reportage. Quelques années plus tard, je revis ce commissaire, qui était en retraite, et il m'avoua qu'il comprenait et appréciait notre volonté militante, mais que, en aucun cas, il n'avait prolongé les négociations afin que le train puisse passer tranquillement. Soit !

A suivre

vendredi 3 juillet 2015

Une vie politique... (12)

Dès que nous connûmes les dates des élections, la machine se mit en route. Une liste "gauche plurielle", menée par Bernard Seux, se constitua contre Lagache. Elle comprenait :
- les socialistes dissidents : Bernard Seux, Jean Vanrullen, Henri Boulet (élu maire, parallèlement, de la commune associée, Verquigneul, qui allait également défusionner quelques années plus tard !)
- le PCF : Henri Tobo, Bertrand Péricaud (aujourd'hui président de la commission "développement économique" au Conseil régional)...
- Agir pour Béthune : Bruno Dubout, Paul-Marie Queste, Daniel Dorfin...
- Les Verts : AA, Gérard Szarzinski, Gérard Dhondt (ces 2 derniers étant passés par Agir)
- des personnalités de la société civile : Francis Finet...
La campagne ne fut pas exempte d'invectives... Nous l'emportâmes au second tour. Les Mellickiens furent représentés dans l'opposition par Daniel Boys et le RPR par Jacques Pomart.
Je fus investi de la délégation "Environnement, Relations internationales, Tourisme, démocratie participative". J'avais insisté pour bénéficier de ces compétences: l'environnement, par évidence, l'international pour l'implication de mon père dans le jumelage avec la ville allemande de Schwerte, le tourisme (ma première décision fut de transférer l'office de tourisme au rez-de-chaussée du beffroi) et la démocratie participative parce que j'avais plein d'idées sur ces sujets.
L'ambiance au sein de la majorité était excellente, une réelle amitié nous liant. Seuls mes rapports avec Bernard Seux souffrant de l'incompréhension du maire pour tout ce qui était écologie. C'était, dans le fond, un réflexe d'un ancien militant socialiste imperméable à toute idée nouvelle. 3 exemples illustrent cette rigidité :
- peu de temps après l'élection, le responsable des Verts locaux que j'étais, entendait maintenir son opposition au projet d'une déviation routière passant dans une des rares zones vertes restantes à Béthune, travaux nécessitant la destruction d'un théâtre de verdure, au bord du canal Aire-La Bassée, construit 8 ans auparavant et financé par des fonds européens et régionaux,.. Bernard Seux disait avoir poussé le conseil général (aujourd'hui départemental) à financer les travaux de cette route et ne comprenait pas les solutions alternatives que je lui proposais. J'étais bien décidé à me faire entendre et j'avais averti le maire que j'avais décidé de m'enchaîner sur les lieux et que j'avais invité la presse pour l'informer. Stéphane Saint-André, directeur de cabinet de Bernard Seux (qui fut maire de Béthune de 2008 à 2014 et est actuellement député de la circonscription) vint me prévenir que le maire me retirerait mes délégations si je maintenais mon rendez-vous avec la presse. Bien sûr, je n'obtempérai pas (je savais que le maire ne pouvait se permettre une crise quelques semaines après les élections). Le projet fut gelé pendant de nombreuses années et constitue, aujourd'hui qu'il a été réalisé, un gâchis financier (argent public dilapidé) et écologique...
- j'avais organisé une "journée sans voiture" ("En ville, sans ma voiture") et nous avions ainsi fait partie de la première fournée européenne de cette manifestation collective annuelle. La place du Beffroi sans voiture, à Béthune, c'est devenu une habitude maintenant. Bernard Seux, le 22 septembre, me conduisit sur le balcon du premier étage (salle du conseil et des cérémonies) de la mairie qui surplombait la place du Beffroi et me lança furieux (un peu éméché, il faut dire) : "cette place est silencieuse, personne ne s'y promène et les commerçants-riverains sont furieux. Voilà où nous mènent tes idées saugrenues !" Nous continuâmes les années suivantes et je suis sûr que cela contribua aux décisions pour une Grand Place piétonne (avec quelques remises en cause en fonction des maires successifs : aujourd'hui elle est semi-piétonne). Mais mes rapports avec Bernard en prirent un nouveau coup...
- avec une association de réinsertion, nous avions monté des jardins ouvriers dans un quartier dit difficile (cité Bristol). Le travail fut excellemment entrepris par ces personnes en grande difficulté et je leur rendais visite tous les jours : ils étaient fiers de ce qu'ils faisaient et savaient qu'ils jouiraient des fruits de ce travail. Bernard Seux me prédit toutes les difficultés à venir : les jardins en construction seraient pillés, les riverains mécontents, etc. Il n'en fut rien : aucune dégradation et des habitants séduits. Les uns (les ouvriers) et les autres (les riverains) s'entendirent à merveille, les seconds se voyant offrir des légumes des jardins. Il y eut également une grande fête... Mais je ne pus créer un second jardin ouvrier, les riverains concernés ayant manifesté leur opposition...
- bref, un jour de retour de Hastings, ville jumelée avec Béthune, alors que je venais d'annoncer que je constituais une liste Verte pour les municipales de 2001, n'ayant pu me mettre d'accord avec les partenaires, je ne pus pénétrer dans mon bureau. Personne n'était au courant de ce qui se passait : Michel Rodriguez, le DGS (qui fut maire de Leforest de 2001 à 2008) et Stéphane Saint-André me jurèrent leurs grands dieux que l'on n'avait pas changé les serrures, comme je le soupçonnais... Je dus menacer d'une conférence de presse, séance tenante, pour que, par miracle, on me fournisse de nouvelles clefs... 

A suivre





jeudi 2 juillet 2015

Une vie politique... (11)

On attendait que le Préfet prononce la défusion Béthune/Beuvry et que de nouvelles élections soient programmées. 
Les Verts étaient représentés, à Béthune, par Serge Pacheka (aujourd'hui responsable du Parti de gauche 62). Écologiste convaincu (c'était la moindre des choses !), il n'avait pas réussi à recruter un seul militant sur la ville (quelques rares personnes dans le Béthunois...). J'avais été en contact avec lui lors de mon rapide passage à Génération Ecologie, notamment pour préparer des candidatures uniques aux législatives. Dans l'optique des élections municipales de 1995, je l'avais sollicité pour étudier ce que l'on pouvait faire ensemble, en tant qu'écologistes. J'avais évoqué, soit de monter une liste, soit de rejoindre "Agir pour Béthune", cette association dissidente du PS avec qui j'avais des liens étroits. Il n'était pas question de faire alliance avec le diable, à savoir Jacques Mellick, dont l'image chez les Verts était très négative. Après plusieurs échanges sur notre stratégie, j'apprends par un tiers, que S. Pacheka avait accepté de figurer sur la liste du maire, ex-ministre ! Stupeur chez ceux qui m'entouraient, pour cette duplicité étonnante. La raison semblait être qu'on lui avait proposé un poste d'adjoint à l'environnement et Mellick l'avait assuré qu'il pourrait mettre en place les pistes cyclables qui étaient sa marotte. J'appris, un peu plus tard, que cette place "pour un plat de lentilles", lui fut largement reprochée chez Les Verts. Mais, dans ce parti, les groupes locaux, s'ils sont constitués de 5 membres au minimum, sont décideurs, même si celui de Béthune ne comptait qu'un seul membre (l'expression "Vert solitaire" dont il était affublé lui seyait fort bien...). Mais S. Pacheka avait réussi à faire croire qu'ils étaient 5 en intégrant quelques militants isolés des environs... Il fut élu sur la liste Mellick, ce dernier démissionna en mars 96 et, comme je l'ai déjà raconté, Claude Lagache lui succéda.
Dans l'optique de nouvelles élections, nous fûmes quelques-uns, décidés, à ne pas nous laisser berner une nouvelle fois et, dès juin 2007, nous nous inscrivîmes à 4, de sensibilité écologiste, chez les Verts, bien décidés à ne pas laisser Pacheka dicter sa position une nouvelle fois. Parmi nous, un jeune directeur d'école, Gérard Szarzinski, fine plume et féru de politique, Corinne Dubout, pleine d'humour qui fut l'auteure de ce bon mot en patois : "Pacheka ("pas ces chats" !), pourquoi pas chés kiens" ("pas ces chiens"...), et Gérard Dhondt, travaillant dans le secteur social-judiciaire, qui connaissait bien le PS et Mellick pour en avoir été adhérent rocardien... En août, j'allais aux journées d'été des Verts qui avaient lieu à Calais et réussis à coincer le secrétaire régional, Dominique Plancke. Vert historique (il avait rejoint Mauroy, à Lille, avec Guy Hascoët, dans une alliance inédite, en 1989, marquant pour la première fois les Verts à gauche, positionnement qui ne sera appliqué nationalement que quelques années plus tard), il était d'une timidité effroyable, mais militant sincère, organisateur hors pair (il fut secrétaire national du parti) et homme de conviction, il m'écouta lui expliquer que le groupe local de Béthune (nous étions maintenant cinq Béthunois, y compris Pacheka), dans sa large majorité (quatre contre un !) était contre toute alliance avec les Mellickiens. D. Plancke ne pipa mot, mais désigna, peu après, un médiateur pour accompagner le groupe : Raphaël (Bernard) Lluch, responsable du groupe local Bassin minier ouest, s'acquitta à merveille de sa tâche et c'est, lors d'une commission administrative régionale mensuelle (le CAR), que les Verts du Nord-Pas-de-Calais confirmèrent que notre position était juste, au grand dam de S. Pacheka, présent, et à qui on renouvela les critiques pour s'être associé avec Mellick.
En septembre le Préfet annonça donc que les élections auraient lieu en décembre. Nous étions donc en ordre de bataille pour les aborder. Pacheka nous quitta pour rejoindre la liste mellickienne de Claude Lagache et fut donc exclu des Verts.

A suivre






mercredi 1 juillet 2015

Une vie politique... (10)

En 1993, Jacques Mellick nourrissait encore de grandes ambitions. "A l'étroit dans sa petite ville de 25 000 habitants", il réussit alors à convaincre le maire de Beuvry, commune voisine, de fusionner sa ville avec la sienne. La ville de 9000 habitants, mitoyenne de Béthune, présente l'avantage d'être très étendue et possède beaucoup de terrains, susceptibles d'accueillir les nombreuses entreprises que Mellick prétendait faire venir. Le maire de la ville, Noël Josèphe, ancien président du Conseil régional, est une figure historique du PS 62. Certes, il avait été éclaboussé par le scandale de l'ORCEP et sa carrière en resta là (alpernalain.blogspot.sg/2013/05/la-fede-chapitre-5-une-grande-famille-2.html).
C'est à ce sujet que me revient une anecdote montrant l'extraordinaire pouvoir de Mellick, non seulement parmi ses amis, mais également parmi ses adversaires. Quelques jours avant les élections législatives de 1993, qui se soldèrent par une terrible défaite du PS, un tract est distribué à Béthune par le RPR (candidat : Jacques Pomart), reproduisant un bulletin de salaire de l'Orcep au nom de... Béatrix Mellick, l'épouse du candidat socialiste (qui, ancienne directrice d'école, ne travaillait plus, à cette époque, me semble-t-il). On aurait pu penser que le RPR utiliserait ce scandale contre Jacques Mellick, les jours suivants et qu'une plainte pour emploi fictif serait déposée tout naturellement... Il n'en fut rien et l'on en conclut que J. Mellick devait disposer d'arguments "massue" pour que cette affaire s'arrête là, brutalement, et empêcher le leader de l'opposition municipale d'aller plus loin. Ce n'est que récemment que j'ai appris de quelle arme fatale disposait JM : une affaire personnelle mettant en cause l'honneur du leader de la droite et sur laquelle je ne m'étendrai pas plus. Jacques Pomart, très ouvert et chaleureux, fut l'adversaire de droite de J. Mellick, pendant une vingtaine d'années, dans une ville classée "bourgeoise". Son frère était Jean Pomart, membre du cabinet de Roland Huguet, président du conseil général du Pas-de-Calais (1981 à 2004) et autre grand baron socialiste, maire d'Isbergues pendant 33 ans, député pendant 9 ans et sénateur 9 ans également. Jean Pomart était chargé des sports et, à ce titre, ce militant socialiste était très connu dans les milieux sportifs du département. 
La fusion Béthune/Beuvry fut votée en conseil municipal dans les 2 communes, et si elle apparaissait comme logique, elle heurta la population beuvrygeoise, non consultée, qui fit feu de tout bois pour faire annuler la décision. Après 2 pétitions et un vote au suffrage universel, le préfet défusionna les 2 communes le 24 septembre 1997, fit administrer les 2 villes par une délégation spéciale et fixa les élections aux 7 et au 14 décembre 1997. 
Entre-temps, Mellick ayant dû démissionner, dès mars 96, pour privation de ses droits civiques, fut remplacé par un militant socialiste, adjoint aux travaux et à la circulation, Claude Lagache, que l'on surnommait "l'adjudant" et qui était bien conscient qu'il n'était pas à sa place et n'était qu'une marionnette entre les mains de JM qui avait gardé les manettes du pouvoir. En effet, il avait son bureau en mairie et recevait souvent à la place de Claude Lagache. Ceux qui ont assisté aux conseils municipaux se souviennent encore des va et vient de celui qui transmettait au brave Claude les directives de l'ancien maire qui suivait les débats de son bureau. On se doute bien que le fait que la liste pro-mellickienne pour les élections de 1997 soit menée par C. Lagache suscitait pas mal de sarcasmes...


Je ne résiste pas !

Élections régionales 2015: la photo de campagne de Marine Le Pen déjà détournée par les internautes

 Publication: 

Internet est cruel. À peine Marine Le Pen dévoilait sur Twitter ce mardi 30 juin la photo annonçant sa candidature pour les élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais/Picardie, que de nombreux internautes s'empressaient de détourner cette image officielle. Voici la photo en question.
Permalien de l'image intégrée
Prenant la pause avec une pancarte entre les mains, la présidente du Front national a quelque peu tendu la perche aux plaisantins qui n'ont pas hésité à railler le rapport qu'elle entretient avec son père ou la vision qu'elle a des journalistes. D'autres montages en revanche versent plus largement dans l'humour potache.
De surcroît, le phénomène connaît un certain succès. Un Tumblr baptisé "Marine est une pancarte" et compilant les nombreux détournements a même été créé dans la foulée. Ci-dessous, un florilège de ces imparables "loltoshops".
  • Capture Twitter
  • Capture Twitter
  • Capture Twitter
  • Capture Twitter
  • Capture Twitter
  • Capture Twitter
  • Capture Twitter
  • Capture Twitter
  • Capture Twitter
  • Capture Twitter

mardi 30 juin 2015

Elle a osé !

M. Le Pen a osé se déclarer candidate aux élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie (NPCP), faisant fi de toutes les règles démocratiques. Non pas qu'elle n'ait pas le droit de se présenter, là n'est pas le problème. La présidente du FN, par ailleurs députée européenne, sera, donc, candidate aux élections régionales et présidentielles qui se succéderont à 15 mois d'intervalle. Elle a osé dire que si elle gagnait les régionales, elle se mettrait, dans la foulée, en congé de cette présidence pour se consacrer à la campagne présidentielle. Cela signifie donc que, déjà fort peu présente au Parlement européen, elle n'assistera plus aux séances à Bruxelles et Strasbourg pendant la campagne en NPCP, et quel que soit le résultat de cette dernière élection, elle ne continuera pas à siéger au Parlement européen et même, suprême injure aux électeurs, si elle devient présidente de région, elle n'exercerait pas cette présidence pendant la campagne présidentielle ! 
Il s'agit d'un outrage à la démocratie ! Se faire élire 2 fois et ne pas siéger ! De qui se moque-t-on ? Imagine-t-on que, si, par malheur, elle devenait présidente de la République, elle ferait fi de ses autres mandats pour lesquels elle se serait engagée tout en sachant que seule l'investiture suprême l'intéresse. Je donne peu cher pour la survie de nos institutions démocratiques avec une telle soif de pouvoir ! 

D'après les différents sondages, les intentions de vote de second tour, entre la droite, la gauche et l'extrême-droite se répartiraient par tiers, avec un avantage pour la dernière citée, l'UMP/UDI arrivant deuxième. Comme on sait que la liste arrivée en tête, au second tour, rafle la majorité des sièges, pour que le FN ne soit pas majoritaire, il faut qu'il n'y ait pas 3 listes au second tour. Conclusion, il faut être second à l'issue du 1er tour et que le désistement républicain joue pleinement. Pour que la gauche puisse arriver deuxième au 1er tour, il est nécessaire (et pas suffisant) qu'elle soit unie dès ce tour. Cela n'en prend pas la forme, le PS, EELV, le PC et éventuellement le parti de gauche annoncent qu'ils partiront séparés, laissant ainsi la droite et l'extrême-droite en découdre au second tour...
C'est tout le sens d'un appel (que j'ai signé), lancé il y a quelques jours, et appelant donc à l'unité de la gauche dès le premier tour : http://appelauxfemmesetauxhommesdebonnevolonte.fr/ Je ne peux qu'engager ceux qui croient qu'il y a encore une alternative au FN, à gauche, à signer cet appel lancé par des personnes de sensibilité de gauche, non liées à un parti politique...

Une vie politique... (9)



Les élections municipales se profilaient à l'horizon 1995. Mellick dont l'inéligibilité n'était pas encore définitive, était tête de liste déclarée et il l'emportera au second tour avec 52% des voix, alors qu'une liste dissidente (Agir) s'était présentée et, pour la première fois depuis longtemps, mit JM en ballottage. Cette liste a réalisé 14% au premier tour. Beaucoup d'amis faisaient partie de cette liste "Agir pour Béthune" et j'avais assisté aux réunions de campagne et soutenu Daniel Dorfin et Bruno Dubout, ex-élus mellickiens (le second avait même été secrétaire de section, très jeune). Je ne m'étais pas engagé pour des raisons professionnelles et que j'essayais de résoudre, ce que je pus faire l'année suivante quand je cédais mon portefeuille d'assurances pour créer un cabinet d'audit d'assurances qui "auscultait" les garanties des entreprises et des collectivités afin de leur trouver la meilleure couverture au moindre coût. Concept nouveau (nous avions un seul concurrent dans le NPDC), mais qui rapidement fit florès.
Dès mai 1996, J. Mellick, devant l'opprobre général, démissionna de son mandat de député, et fut remplacé par Bernard Seux, son fidèle second. J'avait connu Bernard, une trentaine d'années plus tôt, alors qu'il était musicien dans un orchestre (groupe) local qui parcourait les bals de la région, auxquels j'étais très assidu... Peu de boîtes à l'époque : La Trappe à Beuvry, principalement et qui attirait la région lilloise. Le Relais de la diligence à Hesdigneul et le Fiacre à Bully ouvrirent vers 1964/65, les Catherinettes à Saint-Pol, le Monico à Lens, l'Eldorado à Auchel, l'Eden-Ranch à Loison. Une mention spéciale à "Chez Annie" à Barlin où se retrouvaient, le dimanche après-midi, tous les dragueurs du coin : je faisais l'aller-retour en bus, chose inimaginable aujourd'hui... Je perdis de vue Bernard Seux pendant plusieurs années, pendant mon "exil", mais je suivais sa carrière de "second" de J. Mellick, à travers mon frère résidant à Lens. Conseiller général de Béthune-Sud de 1985 à 1992, Bernard Seux devint député en 1996 (remplaçant JM, démissionnaire) et réélu en 1997 (suite à la fameuse dissolution de l'Assemblée nationale, par Jacques Chirac, sur conseil de D. de Villepin). Maire, comme on le verra de 1997 à 2002, il s'opposa à JM avec autant de conviction qu'il avait mis à être, pendant près de 20 ans, son premier adjoint; il mit cette même conviction à rejoindre Mellick aux élections municipales de 2014 et cela ne nous fit pas rire... Bernard Seux connait tout des turpitudes de JM. Harcelé quand il avait ses moments anti-Mellick, il lui resta loyal, malgré certaines semi-confidences que les uns et les autres lui arrachèrent et que nous commentions entre nous. Que Mellick avait usé et abusé de financements pour ses campagnes, qu'il se fût enrichi grâce à la politique, qu'il tenait tout le monde par les c..., cela Bernard en convenait, mais il resta silencieux sur ce qu'il savait... C'est un garçon honnête et peu lui en veulent d'avoir renoué avec celui qu'il avait, un temps, voué aux gémonies. Pourtant, il m'avoua, un jour où il avait un peu forcé sur la boisson (c'était son défaut principal), qu'il avait communiqué, à l'avance, les sujets d'examen à un de nos amis communs, dans un concours administratif : regret, de sa part, d'avoir ainsi procédé pour favoriser ce cadre administratif qui devint maire d'une commune du Béthunois et qui le combattit, plus tard, en prenant partie pour JM... Je reviendrai sur notre aventure municipale avec Bernard Seux. 
Puisque je suis dans les souvenirs et les tricheries, j'évoquerai, ici, Jean Vanrullen, fils de sénateur, homme aux multiples réseaux (professionnels, maçonniques, politiques). Toujours prêt à rendre service, toujours de bonne humeur, toujours courtois. Ami de mon père (il fut extraordinaire après son décès), il a "fait" Mellick alors qu'il était destiné, lui, à une grande carrière politique, malheureusement stoppée nette à cause d'un problème fiscal... Il promut, introduit et défendit J. Mellick qui, pourtant, dès 1995, le lâcha (en même temps que Seux) pour des raisons qui me sont obscures (probablement, d'après les confidences de Bernard et de Jean, pour des motifs liés aux dérives de JM que nos 2 hommes lui reprochèrent). Jean mourut en 2001 et ce fut une grande perte pour Béthune. A ses funérailles, la foule fut très nombreuse à lui rendre hommage. 
En 1992, aux élections cantonales (les 3 cantons de Béthune), Mellick tenta un coup dont il avait le secret : faire élire lui-même, Jean Vanrullen et Bernard Seux (MVS fut le thème de la campagne collective). Ce fut un succès. Mais il avait fallu, auparavant, désigner les candidats PS et je me souviens de la salle de la Rotonde où tous les militants des sections concernées étaient réunis. Je posais la question, avant les opérations de vote, à Jean-Marc Dewitte (avec qui j'avais joué au foot, 30 ans plus tôt), homme à tout faire de JM, de ce qui se passerait si les militants, par leurs votes, empêchaient l'opération MVS. "Tout est prévu, me répondit Jean-Marc, en me montrant les urnes déjà bien remplies... 

Bruno Dubout, Daniel Dorfin, Jean Vanrullen, Bernard Seux : tout était prêt pour combattre Mellick...

A suivre

lundi 29 juin 2015

Une vie politique... (8)

Jacques Mellick a tout connu : Député du Pas-de-Calais de 1978 à 1988 et de 1993 à 1996, maire de Béthune de 1977 à 1996 et de 2002 à 2007. Ministre, Secrétaire d'état, conseiller général, conseiller régional, président d'intercommunalités, sans compter sa place éminente au sein du PS...
Il a survécu politiquement au scandale de l'affaire VA-OM, dans les années 1990, condamné à un an de prison avec sursis et à 5 ans d'inéligibilité pour faux témoignages et subornation de témoin. Afin d'éviter des poursuites, pour corruption, à son ami, Bernard Tapie, Mellick lui a fourni un faux alibi, garantissant sa présence dans les bureaux parisiens du patron du club de football l'Olympique de Marseille, le 17 juin 1993, grâce aux talents de pilote de Formule 1 de son chauffeur ! Ce jour-là, Tapie était, en réalité, en train d'arranger le match avec l'entraîneur valenciennois, Bruno Primorac. 
Corinne Krajewski, attachée parlementaire, surtout membre (officiel ?) du cabinet de JM, a confirmé que son patron se trouvait bien dans le bureau de Tapie. J'appréciais beaucoup Corinne  pour sa culture (elle était prof d'histoire au Lycée Malraux) et sa franchise. Elle travaillait avec Yves Le Maner, spécialiste de la première guerre mondiale et chargé aujourd'hui des "Chemins de la mémoire" (cimetières militaires), au Conseil régional, dossier voulu par D. Percheron (ancien professeur d'histoire également). C'est dire qu'elle était éprise de vérité...
Le doute s'installa peu à peu chez elle : fallait-il revenir sur son témoignage qui innocentait J. Mellick ?  Il faut dire que le charisme de l'ancien ministre était très grand et Corinne, tout juste trentenaire, avait manifestement succombé à son charme. Le mensonge de Mellick sur sa présence dans le bureau de Tapie le 17 juin 1993, s'effritait peu à peu et les médias se gaussaient de toutes les invraisemblances : une photo de lui à Béthune dans une réunion où la montre d'une participante marquait 15h30 (l’inénarrable JP Chruszez, secrétaire général de la mairie, racontait pourtant que l'employée était toujours en retard au bureau, sa montre n'étant jamais à l'heure !), le chauffeur qui a fait un plein à 13 20 (Mellick n'en démord pas dans son livre : Paris-Béthune en 1h20, c'est possible) le badge du télépéage qui indique des déplacements le 16 et le 18, mais pas le 17. Pour plaisanter, je racontais que le 17 juin, je ne pouvais pas être dans le bureau de Tapie, parce que j'avais été contrôlé en excès de vitesse sur le périphérique de Lille, ce jour-là, preuve à l'appui ! 
Tout se passait mal pour Mellick et plus personne ne croyait en son alibi, hormis son épouse, Béatrix, que je rencontrais, un jour, devant le centre commercial de la Rotonde à Béthune et qui, pendant près d'une heure, et devant mon scepticisme, essaya de me convaincre de la véracité du discours de son conjoint...
L'affaire Tapie devait passer le 17 mars 1995 devant le tribunal de Valenciennes et Corinne doutait de plus en plus du témoignage qu'elle devait y déposer. Il faut dire que, la sentant flancher, Mellick s'était rendu à plusieurs reprises à son domicile pour la convaincre et aurait mis en avant la poursuite du contrat de son ami (qu'elle épousa plus tard), contractuel à la mairie de Béthune (il s'occupait des centres aérés). Tous les soirs, quelques jours avant le 17, au Florian, café-restaurant situé place du Beffroi, Nicolas Desfachelles, Bruno Dubout et moi-même, essayions d'aider Corinne dans son cheminement oh combien difficile... Et ce fut une libération pour elle quand elle affirma devant les juges, dans le procès Tapie, qu'elle n'était pas présente à Paris le 17 juin 1993. Quel courage, quelle épreuve ! Ce n'était rien quand 2 semaines, plus tard, elle dût réitérer son témoignage devant le tribunal correctionnel de Béthune, JM étant convaincu de subornation de témoin. A la sortie, des dizaines d'affidés de J. Mellick scandaient des injures à son encontre. Parmi eux Bernard Seux, Daniel Boys... On retrouve les images sur Internet de ces moments pénibles et surtout on reconnait les visages de haine de ceux qui auront ainsi craché leur bile sur une femme de la trempe de Corinne K. Nicolas, lui aussi, était abattu... Je rappelle que c'est ce même Nicolas Desfachelles que j'ai retrouvé en 2000 ou 2001, à Hénin-Beaumont, alors qu'il était devenu directeur de cabinet de Pierre Darchicourt, le maire de la ville qui avait refusé de prendre les Verts dans sa liste (j’étais responsable des groupes locaux chez les Verts) et qui fut battu par G. Dalongeville en 2001. Mais j'aimerais rappeler, ici, l'extraordinaire décision de Nicolas, décision peu remarquée : en 2014, il devient maire de Saint-Laurent Blangy et décide de ne pas se représenter aux élections départementales (où il était vice-président), pour ne pas cumuler les 2 mandats ! (il a quitté le PS en 2014, 22 ans après sa première adhésion...).


Malgré ce qui précède, avec le feu vert de Percheron, Mellick se présente aux municipales de 1995 et l'emporte avec 52% des voix, au second tour ! Il doit abandonner, en 1996, ses mandats du fait de son inéligibilité (voir plus haut). Enfin, J. Mellick redeviendra maire de Béthune en 2002... Nous y reviendrons.

A suivre

dimanche 28 juin 2015

Une vie politique... (7)

Je n'avais pas encore un pied en politique, mais je sentais que j'allais bientôt franchir la ligne. Lors d'une discussion avec J. Mellick, en 2001, nous abordâmes la récente création de Génération écologie (GE) par Brice Lalonde (et Jean-Louis Borloo, qui se retira rapidement). Je ne savais pas, à l'époque, que Mitterrand avait poussé à la roue avec pour objectif de damner le pion aux Verts, alors purement fondamentalistes, à savoir écologistes sans positionnement politique (le "ni droite, ni gauche" d'Antoine Waechter), mais qui commençait à poindre au niveau électoral. Comme nous avions eu des discussions, préalablement, sur l'écologie, à laquelle, comme moi, il n'était pas insensible, il me suggéra de m'y intéresser puisque j'étais sans affiliation politique. C'est ainsi que je pris contact avec celui qui se chargeait d'implanter GE dans le Pas-de-Calais, à savoir Jean-François Caron, fondateur et président de la Chaîne des Terrils, association qui s'était efficacement battue pour préserver une partie des terrils de notre Région. JFC était le fils du maire socialiste de Loos-en-Gohelle, un fidèle de Percheron. Ce qui, entre parenthèses, explique l'estime réciproque entre les deux hommes. L'objectif de Jean-François et de son acolyte, Gilles Pennequin, était de constituer une liste pour les élections régionales de 1992. J'assistais aux réunions, mais je ne pris pas part à la campagne. L'Histoire retiendra que c'est la Verte Marie-Christine Blandin (les Verts et GE constituèrent "l'Entente écologiste" pour la soutenir) qui devint présidente après de nombreuses tractations auxquelles seul le scrutin proportionnel à un tour peut conduire... (on passa à 2 tours ensuite...). Le PS avait perdu la majorité. Percheron œuvra pour cette solution "à une inconnue" (personne ne connaissait alors Marie Blandin) alors que Legendre (droite) et Borloo se voyaient déjà président, comme Delebarre d'ailleurs, dans les multiples scénarios élaborés.. Finalement, l'apport de GE 62 fut décisif, lui qui s'était positionné largement à gauche... Cela me décida à m'investir un peu plus et, notamment dans une commission "sport", constituée pour préparer le budget,  animée par la membre du cabinet de la présidente, l'arrageoise Hélène Flautre, qui sera députée européenne, jusqu'en 2014, durant 3 mandats... J'avais proposé que le conseil régional ne verse plus de subvention aux clubs de foot professionnels et cette "idée" avait été relayée dans la presse régionale. Ce qui me valut une volée de bois vert (!) de la part d'André Delelis, maire de Lens, qui, peu de temps auparavant, avait poussé le RC Lens à jouer un match amical à Béthune (j'étais président du club), afin de contribuer à "sauver" financièrement le club local... André Delelis m'en a toujours voulu...
En 1993, après avoir assisté à l'assemblée générale de GE à Issy-les-Moulineaux, au cours de laquelle Brice Lalonde, président, nous apparu tellement "bonapartiste" que JF Caron et moi-même décidâmes de quitter ce parti. Beaucoup suivirent à ce moment-là et ce n'est qu'en 1994 que le numéro 2, Noël Mamère, quitta le bateau qui se mit ensuite à tanguer vers la droite...

J'ai déjà raconté, dans le cadre d'une série d'articles, mon expédition en Bosnie, en 1992, pour tenter de faire la paix (http://alpernalain.blogspot.sg/2015/06/souvenirs-souvenirs.html et jours suivants). Je n'ai pas insisté sur ce qui précédait, mais voilà l'occasion d'évoquer la personnalité d'un Jacques Mellick qui n'aimait pas qu'on lui dise non ou qu'on lui résiste. J'étais devenu président de la LICRA Artois (Ligue Internationale contre le Racisme et l'Antisémitisme) en 1991. Mais rapidement l'idée me vint, ainsi qu'à d'autres, qu'il fallait fédérer les différentes associations qui luttaient pour les droits de l'Homme, en une Fédération, sans que l'identité de ses composantes ne soit gommée, afin de mener des actions concrètes. D'où la création de cette association Fraternité 62 autour de quelques personnes, telles que Gérard Laurent (urgentiste), Bruno Dubout, avocat et socialiste, mais qui glissait, doucement mais sûrement, vers la dissidence, Corinne Krajewski dont je reparlerai dans le cadre de l'affaire Tapie. Corinne (alors directrice de cabinet de JM) et Gérard étaient considérés comme mellickiens, tandis que Bruno (surtout) et moi-même commencions à apparaître comme des gens vraiment pas d'accord avec le maire. Corinne nous informa que Mellick souhaitait la visite de Bernard Kouchner à Béthune, quelques mois avant les élections législatives de 1993, car le "French doctor", créateur de "Médecins sans frontières" était très populaire auprès des Français. Tous les moyens lui étaient bons pour se faire élire. Nous avions une réunion de Fraternité 62 un soir et le midi, sur l'insistance de Corinne, nous déjeunâmes avec Bruno. Elle nous fit part de la demande de son patron qui souhaitait que Kouchner vienne à Béthune sur l'invitation de l'association. Nous répondîmes, sans l'ombre d'une hésitation, qu'il n'en était pas question, car nous avions rassemblé des gens de tous bords, voire apolitiques, à qui nous avions promis la neutralité. Bien entendu, nous posâmes la question, le soir, aux adhérents qui, pour la plupart, refusèrent. Corinne en fut très contrariée et J. Mellick  très en colère, mais fit quand même venir le docteur Kouchner. Il fut renouvelé dans son mandat, rare exception dans cette élection catastrophique pour le PS, puisque la droite emporta plus de 82% des sièges ! Dans le Pas-de-Calais, la droite triompha dans 7 des 14 circonscriptions, alors qu'elle n'avait que 2 sièges dans la mandature précédente ! Cela était la confirmation des régionales (voir ci-dessus) et cantonales précédentes...

A suivre