dimanche 30 août 2015

"Gorafions" ensemble...


Je rappelle que Le Gorafi présente uniquement des "articles faux (jusqu'à preuve du contraire)", décalés et parodiques.

Plusieurs politiques blessés dans une bousculade en tentant de récupérer l’attaque du Thalys. 
C’est une scène d’horreur électorale qu’ont vu les premiers secours arrivés sur place. Plusieurs politiques, de tous horizons, enchevêtrés, à terre après une bousculade alors qu’ils tentaient de récupérer l’attaque du Thalys. « Certains gisaient inanimés, d’autres ont été plaqués contre un mur et ont perdu connaissance » raconte un capitaine de pompier. « Certains étaient même dans un état second et s’en sont pris aux secours ». En cause, la récupération politique de l’attaque du Thalys qui a attiré plus de politiques que d’habitude. « Il y a les habituels, eux ont l’habitude de gérer. Mais ce qui nous inquiète ce sont les nouveaux comme Alain Vidalies qui a violemment dérapé ». Celui-ci, gravement blessé, a été évacué en priorité alors qu’il tenait des propos délirants sur la discrimination et la sécurité.
AA : Certains, dont je tairai le nom, sont même rentrés précipitamment de vacances, pour être présents auprès des malheureux voyageurs. Le maire de la ville d'Arras, ville où s'est immobilisé le train, a dû faire réserver des chambres d'hôtel pour loger ses collègues politiques, mais compte bien en demander le remboursement à la SNCF.

Thalys – Nicolas Sarkozy révèle qu’il était le Français anonyme qui a tenté de maîtriser le tireur. 
Dans un premier temps, ce courageux Français avait tenté de garder son anonymat mais sous la pression de ses proches, Nicolas Sarkozy a admis son geste. Oui, c’était lui qui est intervenu le premier dans le train. Reportage.
« Je ne sais pas si c’était courageux ou stupide mais quand je l’ai eu en face de moi, je n’ai pas clairement réfléchi à exploiter cela à titre électoral » raconte-t-il. « En passant devant les toilettes, j’ai entendu le bruit caractéristique d’une arme à feu que l’on charge » raconte l’ancien président qui préfère ne pas dire d’où il tient une telle connaissance des armes à feu. « Il y a des choses que je préfère encore taire car beaucoup de choses sont encore en jeu ».
D’après lui, il a effectué un geste élémentaire, une triple clé de bras sur le présumé terroriste, et avait la situation en main quand les trois militaires américains en permission sont intervenus. « Ils ont plus fait de mal que de bien, je tenais l’homme à la gorge et ils ont dit qu’il suffoquait, ils m’ont fait lâcher prise, la suite vous la connaissez » ajoute l’ancien maire de Neuilly qui refuse de commenter la tournure des événements. À la question comment François Hollande aurait réagi dans une pareille situation, il se contente de souligner que l’actuel président n’était tout simplement pas dans le train. « Où était François Hollande ? Voilà ce que les Français veulent savoir ».
AA : La SNCF voudrait bien embaucher l'ancien président pour assurer la sécurité dans ses principaux trains internationaux, mais N. Sarkozy pose ses conditions : 100 000 euros par trajet et la présence de son épouse qui donnerait un concert diffusé dans tout le train (on ne connait pas le cachet réclamé).

Pour le mois d’août, les Républicains cherchent toujours quelqu’un pour garder Nadine Morano. 
C’est presque un appel au secours. Alors que le mois d’août est déjà entamé, les Républicains n’ont trouvé personne pour garder Nadine Morano. Une situation de plus en plus préoccupante au regard des récentes déclarations de l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy sur les migrants. Si le parti avait pendant un moment pensé pouvoir la laisser sans surveillance cet été, il n’en est maintenant plus question.

« Cette année le chenil n’en veut pas »
À la base c’est Henry Guaino qui devait la « prendre » avec lui pendant ses vacances à Arcachon. Etant le seul membre de la famille des Républicains à détenir un break familial, il pouvait la mettre dans son coffre en ayant apposé préalablement une grille pour protéger ses enfants. Il se défilera au dernier moment sans donner plus de raisons. Une autre idée est alors envisagée par l’ancien président Nicolas Sarkozy « J’ai essayé de la placer au chenil. Mais cette année le chenil n’en veut pas. Quelle tannée ! ». En off, on raconte que l’ancienne ministre aurait gravement blessé deux malinois lors de son dernier séjour et qu’elle serait maintenant « persona non grata ».

« Elle peut tweeter et faire des déclarations à tout moment »
Chez Les Républicains tout le monde a bien évidemment trouvé un bon prétexte pour éviter la corvée. Les anciens UMP se sont rapidement retrouvés dans une impasse et aujourd’hui la situation est de plus en préoccupante. « Actuellement Nadine Morano peut se déplacer ou elle veut. Une personne vient la nourrir et la promener  dans la journée mais tout le reste du temps, elle est en totale liberté sans surveillance. Elle peut tweeter et faire des déclarations à tout moment » nous confie un membre de la famille UMP le visage crispé. L’été va être long chez Les Républicains.
AA : je propose que "Les Républicains" chargent Nadine Morano d'une mission dans les Thalys : elle interviendrait auprès d'éventuels terroristes... 

La Corée du Nord change de nom et s’appellera désormais « Kim Jong Land »
Jusqu’où ira Kim Jong-un ? Après avoir décidé de changer d’heure et de créer son propre fuseau horaire, le président nord-coréen a annoncé que son pays allait troquer son nom actuel pour une appellation plus moderne : Kim Jong Land.
« Ce nouveau nom n’est que le début du relooking que va subir mon pays ». C’est avec ces mots que le dictateur Kim Jong-un a annoncé, devant des centaines de milliers de partisans de son parti unique, son intention de dépoussiérer l’ancienne Corée du Nord. Le ministre de l’Intérieur nord-coréen avance plusieurs raisons à ce changement de nom : « Ça évitera qu’on nous confonde avec la Corée du Sud et qu’on nous prenne pour un pays démocratique. Et puis notre chef suprême trouvait ce nom plus funky. » Selon une source proche du pouvoir, qui a voulu rester anonyme, avant de choisir Kim Jong Land, Kim Jong-un a longtemps hésité à créer sa propre rose des vents en inversant le Nord avec le Sud et ainsi embêter ses voisins de Corée du Sud en prenant le même nom qu’eux. (…)
Kim Jong-un ne compte pas en rester là: sa prochaine lubie serait de modifier l’apparence de la Corée du Nord sur le globe et de lui donner la forme de son propre visage. Pour réaliser ce projet, il s’est dit prêt à « exploser, si besoin, tous les pays voisins pour faire de la place ». Du côté de son peuple, selon un sondage nord-coréen, 100% des habitants interrogés se disent « favorables et enthousiastes » à ces grands projets.
AA : Pourquoi l'Union Européenne ne signerait-elle pas un accord d'association avec Kim Jong Land ?




samedi 29 août 2015

Sombres perspectives...

Dans l'éditorial du Monde, ci-dessous, est repris le constat de l'impossibilité actuelle d'un rassemblement de la gauche. J'y vois 3 raisons, dont les 2 premières sont évoquées ci-après :
- la division entre "réformateurs", partisans d'agir dans le cadre du marché, et "anti-capitalistes", soucieux de changer de cadre économique et financier. Vieille querelle, d'ailleurs, dont ni les uns, ni les autres, n'ont pu prouver que ce qu'ils prônaient, pouvait être efficace;
- les "réformateurs" sont au pouvoir en France et ne peuvent se targuer d'avoir trouvé de solution au problème prioritaire du chômage. Mais les seconds n'ont pas de programme crédible à offrir en alternative;
- l'Europe aurait pu être un cadre de réformes collectives, mais elle hésite à s'engager, faute d'une volonté politique. Pourtant, des investissements massifs, une fiscalité convergente, pour ne prendre que ces exemples, pourraient tirer vers le haut l'économie de chacun des pays membres. Ne pas être capable d'apporter une solution collective au problème des migrants, est une autre preuve que c'est le fonctionnement de l'Europe qui est en cause. Contrairement au repli sur soi promu par des nationalistes aveugles, c'est bien vers un peu plus et un peu mieux d'Europe qu'il faut converger. 
Et ce n'est pas la droite actuelle, et encore moins l'extrême-droite, qui apportera de solution viable aux perspectives peu réjouissantes que nous entrevoyons depuis quelque temps... Et ce n'est pas en dix-huit mois que les choses peuvent changer ! 




La gauche, masochiste ou suicidaire ?
LE MONDE | 28.08.2015

Editorial. 

Voilà un an, Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis avaient sonné le tocsin pour tenter de rameuter leurs troupes et les ramener à la raison. Le premier ministre et le premier secrétaire du Parti socialiste avaient employé la même expression, en forme de sombre prophétie : « La gauche peut mourir. »
Depuis, chacun semble s’ingénier à leur donner raison. Entre les composantes de ce que l’on n’ose plus appeler une « famille » politique, comme à l’intérieur de chacune d’entre elles, l’accélération des processus de fragmentation, de division et d’autodestruction est, en effet, saisissante.
La semaine passée, lors de leur université de rentrée, ce sont les écologistes qui se sont écharpés pendant trois jours. Pas un sujet n’a échappé à leurs acrimonies réciproques : stratégie d’alliance pour les élections régionales à venir, attitude à l’égard du gouvernement, spéculations en vue de la prochaine présidentielle, ambitions personnelles… Le coprésident de leur groupe à l’Assemblée nationale, François de Rugy, en a tiré la conclusion en claquant la porte d’un parti dont il fustige la « dérive gauchiste » et le « repli sectaire ». Son homologue du Sénat, Jean-Vincent Placé, vient de lui emboîter le pas.

Des clivages de plus en plus irréductibles
Les socialistes n’offrent pas un spectacle beaucoup plus reluisant. A la veille de l’ouverture de leur grand-messe annuelle à La Rochelle, chaque courant a jugé opportun de se réunir dans son coin, pour mieux afficher sa différence et ses griefs. Ici, les « frondeurs » de la gauche du PS, qui ne désarment pas et réclament une sérieuse réorientation de la politique économique du gouvernement. Là, les « réformateurs », qui entendent poursuivre la modernisation du logiciel économique et social du parti. Le tout pimenté par les déclarations iconoclastes du ministre de l’économie, Emmanuel Macron. La majorité habilement négociée par M. Cambadélis au congrès de Poitiers, il y a trois mois à peine, n’aura masqué qu’un instant ces clivages de plus en plus irréductibles.
Quant au Front de gauche, en instance de divorce depuis des mois, il a jugé plus prudent, le week-end prochain, de faire chambre à part : le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon organise un « remue-méninges » à Toulouse, quand le Parti communiste fait sa réunion de rentrée en Savoie.

Une sévère crise de résultats
Tout contribue, évidemment, à ce capharnaüm. Une sévère crise de résultats, notamment sur le front du chômage, qui mine depuis trois ans la crédibilité du chef de l’Etat et du gouvernement. Des divergences idéologiques – sur le capitalisme, l’économie de marché, l’Europe, la laïcité… – qui se sédimentent et rendent de plus en plus improbable une union des gauches, sans laquelle elles ne peuvent espérer l’emporter demain. Des échecs électoraux à répétition aux récents scrutins locaux et européen, qui ont ramené l’ensemble de la gauche à l’un des étiages les plus bas de son histoire contemporaine (à peine plus du tiers des suffrages). Enfin, du fait de la montée en puissance du Front national et de la réorganisation de la droite, la perspective de voir le candidat socialiste, quel qu’il soit, écarté du second tour de la présidentielle en 2017.
Cette seule menace devrait inciter puissamment la gauche, si elle ne veut pas sombrer, à rechercher toutes les voies du rassemblement. Elle fait aujourd’hui exactement l’inverse. Si ce n’est pas masochiste, c’est tout bonnement suicidaire.



vendredi 28 août 2015

"Un énorme gâchis"

AA : J'ai repris la chronique de Europe1 d'hier dans laquelle Dany Cohn-Bendit a commenté le départ de F. de Rugy d'EELV. J'y ai ajouté mes propres remarques.
En décembre 2012, Daniel Cohn-Bendit annonçait son départ d'Europe Ecologie-Les Verts, invoquant "trop de désaccords avec le parti". Trois ans plus tard, une autre personnalité d'EELV suit les pas de Dany. Dans une interview au Monde, François de Rugy annonce jeudi qu'il quitte la formation écologiste lancée par Daniel Cohn-Bendit en 2008. "Je quitte Europe écologie-Les Verts car pour moi EELV, c'est fini. Le cycle ouvert par Daniel Cohn-Bendit en 2008 est arrivé à son terme. Aujourd'hui, on n'arrive plus à avoir les débats, ni de fond ni stratégiques, au sein d'un parti qui s'enfonce dans une dérive gauchiste", explique le député de Loire-Atlantique.
AA : Avant de Rugy, il y eut, plus discrètement, Marie Blandin et Noël Mamère. Ce matin, JV Placé vient d'annoncer également son départ. Sans vouloir faire de polémique, perdre 3 "poids lourds", comme Cohn-Bendit, Mamère et Blandin, est hautement plus significatif que voir de Rugy et Placé, "arrivistes notoires" quitter le navire. Les 3 premiers s'en sont allés discrètement, la mort dans l'âme, les deux derniers ont "surjoué" leur sortie.
"Un gâchis incroyable". Pour l'ancien eurodéputé écologiste et chroniqueur de la matinale d'Europe 1, ce nouveau départ est l'illustration "d'un énorme gâchis, un gâchis incroyable". "Ils ont tous participé à détruire ce qu'on avait créé avec Europe Ecologie", a regretté Daniel Cohn-Bendit. "Europe Ecologie-Les Verts est devenu une caricature des partis politiques", a déploré notre chroniqueur. "On voulait faire de la politique autrement. Eh bien, on caricature ce que font tous les autres, estime le fondateur d'Europe Ecologie. 
AA : EELV avait les cartes en main pour renouveler la Politique, mais on voit bien que c'est un échec... Les partis politiques de gauche s'étaient, originellement, créés pour lutter contre les inégalités sociales exacerbées par le développement du capitalisme, combat loin d'être terminé. Aujourd'hui, la lutte pour sauver l'humanité et éviter le désastre écologique, doit être portée en complément du combat social. L'écologie et le social (le "développement durable") devraient mobiliser nos concitoyens face aux conservateurs ne songeant qu'à préserver les inégalités et la "pureté" de leur culture. C'est toute la différence (théorique) entre la droite et la gauche et c'est pour cela que l'écologie ne peut être que de gauche. Il n'est pas trop tard pour continuer ce combat noble et j'ai, pendant un certain temps, pensé que le PS aurait pu porter l'espoir du développement durable, mais devant l'incompréhension de la plupart des élus socialistes (et de gauche, en général) pour tout ce qui est écologique...
"C'est triste". "C'est une réalité. François de Rugy part, Jean-Vincent Placé va partir. C'est triste (…) Ça me rend triste. Quand vous avez rêvé d'un bébé extraordinaire et que vous vous apercevez que ce bébé est quelque chose qui ne vous plaît plus du tout", vous vous dites 'Mais où est l'erreur ?", a conclu l'ancien eurodéputé. "L’idée, c'était de créer une force politique où on était justement capable de débattre", a rappelé le chroniqueur d'Europe 1. "Aujourd'hui, on est dans la tactique politique", estime Daniel Cohn-Bendit. 
AA: c'est vrai que ce parti est riche de sa diversité et de ses débats internes sur l'écologie, contrairement à ce qu'affirme les journalistes qui "assistent", soi-disant, aux Journées d'été du parti et ne commentent que les "jeux" de personnes, plutôt que d'aller écouter ce qui se raconte dans les dizaines d'ateliers...  
"Il faut une grande primaire à gauche". Europe Ecologie-Les Verts peut-il encore s'en sortir ? Pour l'ancien eurodéputé, il est essentiel de relancer les conditions d'un débat. "Les débats, ça existe, ça s’appelle les primaires. A droite, au moins, il y’aura un débat (…) Il faut une grande primaire à gauche, pour lancer le débat et redonner de l’espoir aux gens", estime Daniel Cohn-Bendit. 
AA : en théorie, DCB a raison, mais ce ne sera possible qu'après 2017 !
Cécile Duflot, en partie responsable. Dans son interview au Monde, François de Rugy ne manque pas d'égratigner l'ancienne patronne des Verts et ministre Cécile Duflot et les ambitions présidentielles de cette dernière. "Dans l’opinion, je ne vois pas de dynamique autour de cette candidature mais Cécile Duflot se prépare et EELV est déjà devenu une petite boutique présidentielle", tacle François de Rugy. "Cécile Duflot est l'une des responsables de ce qui se passe mais elle n'est pas LA responsable", estime Daniel Cohn-Bendit.
AA : j'ai connu Cécile Duflot lors de ses débuts  : c'est une bête politique, spontanée et vive d'esprit, avec des idées novatrices sur ce que devrait être la politique et qui s'est moulée (mouillée ?) trop facilement dans les habits des hommes et femmes politiques normés. Dommage, car elle avait les qualités intrinsèques pour renouveler les modèles dépassés de la classe politique actuelle..

jeudi 27 août 2015

Pêle-mêle


- "Qu'est qui coûte le plus cher à la France : un migrant soudanais ou un Jérôme Cahuzac ?"  Nicole Ferroni face à Bernard Cazeneuve

Souhaitant critiquer la politique du Secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, un philosophe flamand attribue dans une tribune publiée dans Le Soir (25 août 2015) la responsabilité de la situation désastreuse au Moyen-Orient aux seuls « Juifs néoconservateurs » également « sionistes purs et durs ». Le vieux délire antisémite du Juif fauteur de guerres réactivé aujourd’hui. (http://www.cclj.be/actu/politique-societe/juif-fauteur-guerres-responsable-crise-migrants)

- "L'avantage d'être intelligent, c'est que l'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est toujours impossible" (Woody Allen)


- Le groupe Etat islamique "chasse les gays un par un" (lesoir.be)






Sarkozy et DSK préparent leur retour en politique

Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn ont été aperçus ce samedi sur une plage naturiste de la côté d’Azur. Selon un vendeur de glaces de la plage, ils discutaient de la création d’un parti de centre droit dont ils prendraient la tête. Nordpress.be.

- "A Hesdin, Bébé maire continue d'épater la galerie :

Il a cité Hitler. S’est payé une coûteuse nuit d’hôtel à Paris aux frais de la mairie (avant de rembourser). Voulait une coquette voiture de fonction. A démis une adjointe un peu trop remuante avant d’être rappelé à l’ordre par la Préfecture. En un an et demi, Stéphane Sieczkowski-Samier, que certains surnomment le petit Sarko, l’un des plus jeunes maires de France (23 ans), multiplie les bourdes. Mais l’étudiant en droit n’apprend pas très vite, car ça continue. Il vient de destituer un adjoint qui refusait d’être marié par lui, attirant ainsi de nouveau l’attention. Une peccadille cependant par rapport à la décision prise dernièrement :  mettre en gérance privée des locations de la ville… auprès de sa maman, conseillère municipale et agent immobilier en ville." (DaliyNord citant La Voix du Nord)

mercredi 26 août 2015

Je ne sais pas, mais, ce matin, je me sens d'un pessimisme...


Un ciel maussade ces derniers jours dans le nord de la France (et plus particulièrement sur la côte où je me trouve actuellement), mais rien à voir avec l'actualité. Cette fusillade d'hier suivant l'épisode du Thalys dénote une ambiance délétère. M. Le Pen, qui a du mal à expulser son père du FN, n'a rien trouvé de mieux que de demander l'expulsion de France de ceux qui sont supposés être des islamistes radicaux (j'ai piqué cette remarque à l'ancien ministre, Luc Chatel). Et dire que des Français pensent qu'elle est capable de gérer la France ! Zut, je m'étais dit que je ne parlerai pas d'elle dans cette chronique ! Donc, je parlais d'ambiance délétère... Prenez la préparation de la COP 21 qui, début décembre, tentera de fixer un engagement des états membres à réduire leurs émissions de dioxine de carbone pour limiter la hausse des températures. Les médias font leur boulot, en ce moment, en informant les citoyens sur les causes du réchauffement et les conséquences prévisibles. Et l'on nous parle de catastrophe humanitaire : exode climatique, forêts détruites, alimentation malsaine, volcans en éruption, inondations, cyclones, etc. Et cela va durer encore 4 mois ! Dans le même temps, je lis et vois tous les jours que des milliers de migrants économiques et de demandeurs d'asile affluent en Europe, que des néo-nazis allemands incendient, que les Hongrois et les Macédoniens (même si ces derniers ont reculé hier) érigent des murs à leurs frontières, que certains pays d'Europe centrale songent à ne laisser entrer que des Chrétiens, que l'Europe et ses états-membres semblent dépassés par l'ampleur du phénomène (l'Allemagne prévoient l'arrivée de 800 000 personnes cette année !), "j'ai mal à mon Europe" ! 
A côté de cela, Lavillénie qui se montre incapable de gagner un championnat du monde du saut à la perche et Monaco qui se fait éliminer par Valence, c'est rien du tout à côté de la dépression de la Bourse de Shanghaï... Ajoutez à cela l'incendie criminel de la mosquée d'Auch, la destruction de Palmyre par l'Etat Islamique, le projet de fusillade déjoué aux championnats du monde de Pokemon aux USA, la polémique qui enfle sur la question de savoir qui a "inventé le clitoris", la baisse du cours du pétrole (est-ce si bénéfique que certains le pensent ?)
Aujourd'hui, doivent paraître les chiffres du chômage de juillet... Lueur d'espoir pour déjouer le pessimisme ambiant ? Pensez-vous ! Certains y verront une aggravation de la situation existante, d'autres la confirmation que l'éclaircie se confirme... En somme, rien de bien significatif ! Alors, on continue comme cela ? On s'enfonce dans la morosité ambiante ? On zappe tout pendant 8 jours ? 
Un bon bouquin ? Un bon film ? A ce propos, je le répète, si dans votre coin, on joue "Amy", précipitez-vous pour voir ce documentaire sur cette grande chanteuse, Amy Winehouse, elle aussi disparue à l'âge de 27 ans (comme Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Kobain : le club des 27), c'est déprimant, mais au moins, vous écouterez de la bonne musique et peut-être que...  
Dernière minute : le soleil revient...

mardi 25 août 2015

Inéluctable ?



J'entendais, hier, sur France-Culture, une célèbre astrophysicienne française nous confirmer que la planète terre, vieille de plus de 4,5 milliards d'années, n'avaient que peu de temps pour continuer à exister. Tout au plus quelques autres milliards d'années. Ce n'est rien avant qu'une nouvelle catastrophe arrive et cela bien avant et plus proche de nous. La nouvelle extinction des espèces, la sixième succédant à la précédente qui entraîna la fin des dinosaures, est programmée pour dans peu de temps : probablement dans quelques millions d'années...

Ceci est la version optimiste des choses concernant la vie sur terre (la planète en a encore pour plus longtemps et qui sait aura, peut-être, une nouvelle vie ?). Quelques millions d'années disais-je, mais cela pourrait s'accélérer si l'Homme ne se ressaisit pas. A côté du changement climatique, irréversible probablement, l'Homme pille la terre de ses ressources naturelles et c'est, au moins, un aussi grave danger que le réchauffement du climat. Je sais bien que certains sourient en se disant que tout cela c'est pour dans longtemps. Mais, outre que cela relève de l'égoïsme ambiant faisant fi de la solidarité intergénérationnelle, la catastrophe nous menace, sinon nous-mêmes, mais nos petits-enfants. Supporterons-nous longtemps une température moyenne sur la terre de +4 degrès Celsius, une alimentation ogmisée et phytosanitarisée, une pollution de l'air envahissant nos poumons, etc ? L'hécatombe n'est pas loin... Vous me direz, une centrale nucléaire ou une guerre atomique pourrait abréger plus encore les délais avant cette fin programmée des espèces...


Le Monde 
23/8/2015



Comment changer notre rapport à la nature ?




La permanence de la crise économique semble avoir relégué l'urgence écologique, et les questions d'identité, la préservation de la biodiversité. Pourtant, les dérèglements climatiques provoquent d'immenses catastrophes, avec leur cohorte de détresse et d'insalubrité. La pollution atmosphérique accroît l'exposition aux maladies, les monocultures intensives épuisent les sols et arraisonnent les dernières terres épargnées par la religion du progrès. Sans oublier la conversion des rivages, montagnes et campagnes en parcs d'attractions pour rurbains mondialisés.
En un mot, non seulement "  notre maison brûle et nous regardons ailleurs  ", comme disait le président Jacques Chirac au sommet de la Terre à Johannesburg (Afrique du Sud) en  2002, mais, faut-il ajouter avec Nietzsche, "  le désert croît  ". Alors que l'écologie politique n'est souvent qu'un théâtre de luttes de places microscopiques, et la politique écologique des gouvernements qu'un greenwashing d'alliances de circonstance, il n'est pas étonnant que l'alarme vienne aujourd'hui des autorités spirituelles. Dans Laudato si' (" Loué sois-tu "), l'encyclique sur l'environnement du Vatican, le pape François a même prôné une certaine décroissance afin d'endiguer la dévastation planétaire. Car "  tout est lié  ", a-t-il martelé, la "  domination absolue de la finance  " et la "  culture du déchet  ".
La Conférence de Paris sur les changements climatiques, qui aura lieu du 30  novembre au 11  décembre, semble marquer un retour du politique vers les enjeux écologiques. Mais attention, prévient Jean-Claude Ameisen, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et producteur de l'émission "  Sur les épaules de Darwin  ", sur France Inter, lors des Controverses du Monde au Festival d'Avignon. Nous ne regardons pas ailleurs, nous focalisons notre regard sur le seul réchauffement climatique.
Erreur majeure. Car le climat n'est qu'un révélateur. On peut très bien prolonger la catastrophe écologique et sanitaire planétaire avec 2 degrés Celsius de moins, prévient-il. En effet, il est tout à fait possible de diminuer les émissions de gaz à effet de serre sans réduire celles des particules fines ou des dérivés nitrés, véritables dangers pour la santé. Ainsi, "  focaliser la préoccupation écologique sur le seul réchauffement climatique risque de nous détourner des efforts indispensables pour protéger la santé, réduire les inégalités et préserver l'environnement  ".
Comme disait Einstein, "  nous ne pouvons pas résoudre les problèmes avec la même façon de penser que celle qui les a engendrés  ". Un autre rapport à la nature, c'est-à-dire à notre propre humanité, doit s'inventer. Pas si éloigné que cela du regard émerveillé et inquiet que Charles Darwin (1809-1882) portait sur ces espèces aux espaces désormais menacés. Car, c'est une observation scientifique autant qu'une constatation empirique, on souffre moins de la déprime auprès des animaux, des jardins et des lieux arborés. 

Nicolas Truong

lundi 24 août 2015

On n'en a pas terminé avec les Le Pen...


Mes commentaires dans le texte

Le Monde 22/8/2015
Editorial. 

Front national : échec de l'opération Le Pen

Marine Le Pen l’apprend à ses dépens : on n’efface pas si facilement six décennies de vie politique. L’exclusion de Jean-Marie Le Pen du Front national, décrétée jeudi 20 août par le bureau exécutif du parti d’extrême droite, devait permettre à sa présidente de tourner définitivement la page de l’ère paternelle. Le départ, enfin formalisé, du fondateur du parti, qui en incarne aussi le courant le plus provocateur, visait un double objectif, que poursuit Marine Le Pen depuis dix ans : la dédiabolisation, ou banalisation, du Front national et sa professionnalisation. Sur ces deux fronts, cependant, l’opération a échoué.

Sur le premier point, plusieurs éléments laissent penser que la dédiabolisation demeure une entreprise de façade. Le fait que Jean-Marie Le Pen, qui reste député européen, ne puisse plus désormais s’exprimer au nom du FN ne veut pas dire qu’il cessera de s’exprimer ni que les électeurs cesseront d’associer son nom à celui du parti qu’il a si longtemps dirigé. Son exclusion ne signifie pas non plus que le FN se trouve subitement nettoyé de ses éléments les plus sulfureux ; la présidente du parti conserve ainsi dans son entourage des personnages-clés tels que Frédéric Chatillon, ancien leader du Groupe union défense (GUD), dont le fond idéologique est largement aussi radical que celui de Jean-Marie Le Pen. Elle ne trouve rien à redire au fait que Philippe Vardon, ancien responsable du Bloc identitaire, petit parti à la droite du FN, figure en bonne place sur les listes de sa nièce en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

En dépit de quelques ouvertures vers l’électorat centriste ou de gauche formulées par Marine Le Pen et Florian Philippot, vice-président du FN, l’objectif principal de Mme Le Pen reste le rassemblement de la grande famille de l’extrême droite. A cette fin, elle prend soin de ponctuer ses discours de références familières aux identitaires, telles que la mise en valeur de certains épisodes de l’histoire de France ou le lien charnel avec la nation. Elle a, sur ce point, été à bonne école : c’est aussi ce que, avant elle, faisait son père.
AA : on peut penser que la dédiabolisation est de la poudre aux yeux quand on constate les débordements des dizaines de candidats étiquetés FN lors des récentes élections départementales. Certes, des électeurs se laissent prendre à la soi-disant banalisation, mais les militants savent ce qu'ils viennent chercher dans ce parti.

La responsabilité du système
Sur la professionnalisation du parti, un effort qui tient tant à cœur à sa présidente, la piètre gestion du problème Jean-Marie Le Pen est d’assez mauvais augure. Incapable de faire une lecture correcte des statuts de son propre parti, Mme Le Pen a laissé échapper ce qui aurait dû se régler comme une affaire interne, préférant rejeter sur les médias, qu’elle accuse de favoriser son père, la responsabilité du « système ». La gestion d’une autre affaire embarrassante, celle de l’enquête menée par la justice sur deux structures dirigées par des proches de Marine Le Pen, le microparti Jeanne et la société Riwal, révèle aussi une grande légèreté de la part de la présidente du FN : malgré plusieurs mises en examen dans une affaire qui secoue son parti, Mme Le Pen s’en tient à ses attaques rhétoriques coutumières contre, toujours, « le système » et une justice aux ordres qui ourdit de sombres machinations visant à détruire le Front national.
A son crédit, la présidente du FN peut se targuer du bilan des mairies FN qui, pour l’instant, ne soulèvent pas de conflits majeurs, servent sa stratégie d’enracinement et lui ont permis de bons scores aux élections départementales. Pour le reste, elle est encore loin du but. Et l’éviction brouillonne du père ne suffira pas à l'en rapprocher.
AA : le temps fera que JM Le Pen disparaîtra de l'avant-scène politique, mais ses idées excessives resteront, d'autant plus que son véritable successeur, ce n'est pas Marine Le Pen, mais bien Marion Le Pen. Dans le bastion (région PACA) des lepenistes purs et durs, elle a repris le flambeau, soutenue par les catholiques intégristes et les racistes en tout genre... 
Et, en ce qui la concerne, et contrairement à son grand-père, elle ne disparaîtra pas de la scène politique avant longtemps...