mercredi 25 mai 2016

A lire jusqu'au bout et vous ne le regretterez pas !


Comment guérir d’un bon coup un hoquet tenace

Savez-vous ce qu’est la myoclonie phrénoglottique ? Tel un bon journaliste du troisième millénaire, le chroniqueur ­fainéant copie-colle Wikipédia, ­l’encyclopédie en ligne nous disant qu’il s’agit d’« un réflexe respiratoire caractérisé par une succession de ­contractions inspiratoires spasmo­diques, incontrôlables et involontaires des muscles inspiratoires (diaphragme, muscle intercostal ­externe, muscles scalènes, et parfois les muscles intercostaux parasternaux et les muscles sterno-cléido-mastoïdiens), concomitantes d’une ­inhibition des muscles ­expiratoires, suivies trente-cinq millisecondes plus tard d’une constriction (resserrement circulaire de la glotte) ».

Voilà, très clair… Enfin, il apparaît surtout clairement que la vulgarisation, c’est un métier ; donc, comme nous avons assez perdu de place, ­disons simplement que la myoclonie phrénoglottique, c’est le nom savant du hoquet.

Mais, tout comme il y a hockey sur glace et hockey sur gazon, il y a ­hoquet et hoquet. Celui qui passe au bout de quelques instants et celui qui s’installe dans la durée – des heures, des jours, des années, des décennies même, le record étant de soixante-huit ans –, le tenace, le coriace, qui résiste à tout, aux médicaments et aux méthodes de grand-mère. Vous pourrez demander qu’on vous effraye, stimuler votre pharynx, avaler deux cuillerées de sucre ou de la glace pilée, boire un grand verre d’eau, retenir votre respiration ou vous masser le sternum, rien ne changera : vous ferez toujours « hic ».

La solution est peut-être ailleurs, comme l’ont suggéré deux Israéliens dans une étude publiée, en 2000, par Le Médecin de famille canadien. Ces médecins y racontent l’histoire d’un homme de 40 ans qui avait mal au dos. Après avoir pris des anti-inflammatoires non stéroïdiens et vu un spécialiste des médecines dites alternatives, le tout en vain, il se décida, au bout de quelques semaines de souffrances, à consulter un vrai ­médecin, lequel lui injecta un petit cocktail de corticoïdes. Bien et mal lui en prirent. Bien parce que la douleur s’évanouit rapidement. Et mal parce qu’au bout de six heures se déclencha un hoquet persistant. Qui dura, et dura, et dura.

Aucun traitement médicamenteux ou folklorique ne fonctionna et notre homme devint anxieux, incapable de travailler ou de dormir. Après quatre jours de hoquet, il advint que ce brave garçon décida d’avoir un rapport sexuel avec son épouse (« Je crois – hic – chérie – hic – que ça va – hic – me faire du bien »). Pendant le temps, non précisé, que dura la chose, notre pauvre sujet continua de hoqueter, et l’étude ne dit pas non plus – manque de curiosité déplorable – si ces spasmes perpétuels furent un plus dans cette activité déjà assez spasmodique. En revanche, il est écrit noir sur blanc que, lorsque l’éjaculation survint, le hoquet disparut d’un seul coup. Un an plus tard, il n’était toujours pas revenu.

Les médecins non plus n’en sont pas revenus. Jamais ils n’avaient vu un cas pareil et jamais la littérature scientifique n’en avait parlé. Le mystère reste entier sur le mécanisme qui a bien pu couper l’arc réflexe du hoquet. Dans leur conclusion, tout en se demandant si la méthode pourrait aussi fonctionner chez les femmes, les deux auteurs de l’étude tentent de rester pragmatiques : « Si un rapport sexuel avec un partenaire s’avérait impossible, la masturbation pourrait être tentée comme un moyen de stopper un hoquet réfractaire. » On imagine déjà l’ordonnance du médecin. La bonne nouvelle, c’est que rien ne sortira des bourses de la Sécurité sociale.


LE MONDE SCIENCE ET TECHNO |  

mardi 24 mai 2016

La gauche est morte ! Vive la gauche ! (5)


Nous avons donc vu qu'en 2016/2017, il fallait initier un processus qui passe par un "hara kiri" progressif des élus, qui, forts de leur esprit responsable, accompagneront le processus de rénovation politique de ce qui constitue aujourd'hui une gauche disparate et déliquescente, parce que plus en phase avec la société, et, surtout, parce qu'ayant éliminé tout ce qui faisait sa singularité, à savoir des principes et des valeurs humanistes. Dégagés de toute ambition personnelle, les futurs ex-élus auront à cœur de mettre sur les rails la reconstruction d'une gauche porteuse d'espoir face à l'archaïsme néo-libéral qui s'annonce et au non-sens que représente l'extrême-droite haineuse...

Seconde étape (2017/2022) 
- Les comités locaux, mis en place à l'occasion des élections de 2017, continueront leur travail de constitution d'un parti (mouvement?) politique regroupant les anciens partis de gauche et d'autres horizons politiques sans exclusive (autre que celle de l'extrême-droite). 

- La société civile sera associée à la réflexion et à la participation effective aux élections. Un socle commun devrait rassembler les opinions, même divergentes, sur les sujets fondamentaux tels que l'économie et le social (la solidarité et le développement durable), la laïcité (le vivre-ensemble), l'Europe (non libérale, mais fraternelle et juste)... Un système de régulation devra assurer le fonctionnement et la pérennité de ce rassemblement.

- S'agissant des élections qui s'étaleront de 2020 à 2022 (municipales, départementales, régionales, puis nouveau cycle des élections nationales et européennes), les modalités de désignation des candidats et la mise en place d'un statut de l'élu (notamment la non-professionnalisation et la limitation du cumul des mandats) devront avoir été élaborées préalablement.

Bien sûr, ce ne sont que des grandes lignes susceptibles d'être complétées et affinées.

La grande question reste : qui se saisit de cette réforme dans les jours qui viennent ? Sinon, nous sommes condamnés à, non seulement, une défaite catastrophique, mais, surtout, à ne pas voir "les forces de progrès" accéder au pouvoir avant quelques décennies et à laisser ainsi périr la France...

Fin (?)

lundi 23 mai 2016

Le coup n'est pas passé très loin...

Ouf de soulagement suite à la victoire du candidat écologiste en Autriche, mais ce n'est pas pour cela que les électeurs autrichiens ont approuvé le programme du vainqueur. Rappelons que les partis traditionnels, battus à plates coutures au premier tour, n'ont pas appelé à voter pour Alexander Van der Bellen, parce qu'ils sont en coalition avec le FPÖ (l'extrême-droite) dans de nombreuses régions... D'ailleurs, on a souvent vu les 2 candidats côte à côte ou se serrant la main, le parti d'extrême-droite ayant été banalisé... Ce qui différencie la situation en Autriche avec celle de la France où le FN est encore considéré (à juste titre) comme la peste par les autres partis.
Rappelons également que A. Van der Bellen  était arrivé deuxième à l'issue du premier tour emporté par Hoffer avec 35%. En France, M Le Pen, suivant les sondages seraient autour de 30% et on voit poindre un certain Nicolas Hulot qui dépasserait Alain Juppé en opinions favorables. A mettre en parallèle avec ma série de posts de ces derniers jours concernant un candidat de gauche (et au-delà...), consensuel, et j'émettais une hypothèse Hulot...
Quoiqu'il en soit, la France ce n'est pas l'Autriche, mais on est quand même rudement content de la défaite du candidat autrichien, copain de M. Le Pen !

La gauche est morte ! Vive la gauche ! (4)

Tout paraît donc simple (!) : on élimine un par un, en 5 ans, tout le personnel politique "de gauche" en place, on présente un candidat consensuel à l'élection présidentielle (que l'on sait qu'on ne gagnera pas...) et, le plus important, on bâtit le projet pour remplacer la droite (Juppé...) en 2022 et éliminer progressivement le FN. Nous avons donc 5 ans pour encaisser les premiers succès et entre 5 et 10 ans pour bâtir une France fraternelle ! Utopie, me direz-vous ? Peut-être, surtout si on ne fait rien et que l'on regarde les trains passer... 
Schématiquement, voici les grandes lignes de ce plan, à mettre en place... demain ! 2 étapes : la première concerne 2016/2017, la suivante 2017/2022.

Première étape (2016/2017) :
- tous ceux qui auront signé un engagement à démissionner de leurs mandats à leur échéance pourront participer à la campagne du candidat consensuel désigné. Des comités locaux coordonnés au national (parlementaires), en lien avec le candidat piloteront l'organisation et le programme. Le projet porté par le candidat (qui n'a pas vocation à devenir le leader pour la suite) servira de base pour les échéances électorales suivantes (et notamment pour les législatives qui auront lieu dès juin 2017). Bien sûr les comités locaux auront la charge de constituer un vivier de nouveaux militants pour les élections postérieures (notamment les municipales de 2022).

- concernant le candidat "consensuel", je pense que si N. Hulot est sollicité, il ne pourra refuser pour la double raison suivante : le projet de rénovation lui plaira, d'une part, et d'autre part, il saura qu'il n'a aucune chance d'être élu, mais que, par contre, c'est un processus qui démarre "ex nihilo". On peut imaginer que les présidents de groupes dits de gauche des 2 assemblées parlementaires fassent la démarche. Je n'ergoterai pas sur la question de savoir qui pousse ces parlementaires... Je l'ai déjà dit, il y va de leur responsabilité...

A suivre (pour le dernier épisode !)


dimanche 22 mai 2016

Pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus du danger que représente le FN pour la démocratie

Le 29 avril dernier j'écrivais : "Le tribunal administratif de Lille a ordonné, hier, l'arrêt de l'abattage de 38 tilleuls centenaires, à Hénin-Beaumont. Il s'agissait d'une requête en référé-suspension à l'initiative de la conseillère municipale d'opposition (EELV), Marine Tondelier. Il y avait bien urgence, car la moitié des arbres avait déjà été abattue, et le juge des référés a admis que la commune n'avait pas apprécié l'état sanitaire des arbres : il y avait, ainsi,  "un doute sérieux sur la légalité de la décision" de la mairie.
Les "travaux" sont donc suspendus et il faudra attendre le jugement sur le fond de l'affaire, pour savoir si le juge estime qu'il y a bien eu carnage non justifié"

Quelle mouche l'a piqué, mais figurez-vous que le maire d'HB a pris un nouvel arrêté jeudi dernier pour que l'abattage ait lieu... sans avoir, précédemment, fait procéder aux expertises demandées par la justice ! Les mots "justice" et "droit" ne signifient rien dans le langage facho... Heureusement, la mobilisation d'une vingtaine de militants et d'élus, présents sur place, a empêché que l'irréversible soit commis (http://www.dailymotion.com/video/x4bn6hp). Un nouveau référé était déposé pour vendredi matin, mais déjà jeudi soir la municipalité a préféré jeter l’éponge et a mandaté 2 expertises. Le maire Steeve Briois justifie cette décision « afin de faire cesser la suspicion et la polémique politicienne destinée à faire le buzz ». Il dénonce « une persécution politique, médiatique et judiciaire » (sic). Voir d'ailleurs, dans le reportage de FR3, repris ci-dessus, la morgue et l'insolence de B. Bilde (par ailleurs conseiller de M. Le Pen...)
Je réitère ma conclusion du 29/4 : "Fait du prince et mépris : merci à Marine Tondelier de nous avoir permis de garder à l'esprit le danger que représente le FN pour la démocratie..." 

Et dire que des Français sont prêts à envoyer le FN à l'Elysée ! Quand on voit ce qu'il est capable de faire dans une ville qu'il qualifie de "vitrine" de sa gestion...

samedi 21 mai 2016

Faut-il croire les critiques de cinéma ?

"Juste la fin du monde" de Xavier Dolan, présenté au Festival de Cannes et sortie dans les salles le 21/9/2016. 
Ci-dessous, quelques critiques du film : j'ai souligné ce qui me semblait résumer le sentiment du journaliste. 4 excellentes critiques et une pas bonne... Je suis de mauvaise foi, j'aurais pu trouver d'autres mauvaises critiques... Mais comme j'adore les films de X. Dolan, je me fais une douce violence à mettre en opposition les remarques du critique de la VDN et celles des autres !

Le Monde (19/5/2016) :
"Adapté de la pièce Juste la fin du monde, de Jean-Luc Lagarce, écrite en 1990, alors qu’il se savait atteint du sida, ce sixième long-métrage de Xavier Dolan (27 ans cette année !) est son plus abouti, son plus fort à ce jour"
....
"Ce régime d’hystérie à haute intensité n’a pas eu l’heur de plaire à tout le monde sur la Croisette.
C’est dommage, car malgré le poids de la situation qui vous cloue littéralement au fond de votre siège, c’est souvent drôle. Dans son rôle de « connard ascendant violent », Vincent Cassel, notamment, est dément. Dolan, en outre, a l’élégance d’offrir à ses spectateurs des échappées fantasques comme cette chorégraphie (très mal) improvisée par Léa Seydoux et Nathalie Baye au son d’un vieux tube d’O-Zone.."

Télérama (19/5/2016)
 "Tout se joue sur les visages, dans les échanges de regards, d'une intensité magnifique. A chaque acteur, Dolan réussit à arracher une vulnérabilité inédite. A Vincent Cassel, le grand frère prolo et ordurier dont on aperçoit les fêlures. A Nathalie Baye, en « pot de peinture » dont la nervosité fofolle n'empêche pas une folie plus profonde. A Marion Cotillard, bouleversante en belle-sœur effacée et mal à l'aise au possible…
Depuis J'ai tué ma mère, jusqu'à Mommy c'est la honte de soi qui sépare les membres d'une famille dans les films de Xavier Dolan. Avec Juste la fin du monde, où la noirceur prend le pas sur l'humour, la séparation est consommée, sans appel. Comme une  cérémonie des adieux. Peut-être la fin d'un cycle dans une œuvre déjà riche, d'une cohérence saisissante."

Les Inrocks (19/5/2016) 
"Acteurs magnifiés et émotion(s) palpable(s) : le sixième long-métrage du jeune Xavier Dolan est d’une grande force."

JDD 19/5/2016
"... le jeune cinéaste québécois, porté par ses audaces, prouve qu’il a une vision du cinéma. Sa mise en scène faite de plans serrés sur les visages des personnages, la musique omniprésente, la tension qui monte, et la prodigieuse direction d’acteurs, tous bluffants, font de cette Fin du monde une performance quasi conceptuelle qui se rapproche d’une œuvre d’art. Nous on aime"

La Voix du Nord 20/5/2016
"Loin de « Mommy », le nouveau film du jeune prodige québécois relève du psychodrame pleurnichard."
...
"En compagnie de sa troupe d’acteurs français (Nathalie Baye, Marion Cotillard, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Gaspard Ulliel), le jeune prodige nous convie à une séance d’hystérie collective vite soûlante. Circonscrite au trio chambre-cuisine-habitacle de voiture, l’action – avide de gros plans – relève du théâtre filmé, du psychodrame pleurnichard. Quelques clips maniéristes, insérés ici et là, ne font que renforcer la sévère impression de vacuité qui lui colle à la couenne."

La gauche est morte ! Vive la gauche ! (3)

Je rappelle que la condition sine qua non d'un regain de confiance entre citoyens et hommes et femmes politiques passe par un nettoyage complet de la scène politique. Ce n'est pas le lieu ici de décliner les garanties que devront porter nos nouveaux élus, à travers un "statut de l'élu" (formation, non professionnalisation, droits sociaux, limitation des mandats, etc). C'est une première étape obligée, sur 5 ans. Nous reviendrons demain sur la méthode à utiliser pendant cette période...

Il y a des élections présidentielles et législatives dans un an. Il n'est pas question que le "cirque" actuel autour des candidatures du camp, dit du progrès, se perpétue.  Sachant que les choses paraissent écrites pour l'élection présidentielle, à savoir une droite ultra-libérale victorieuse : Juppé étant "moins pire" que Sarkozy, mais présentant l'heureux (!) avantage de ne pas faire plus d'un mandat (il aura 71 ans l'an prochain), ce qui correspond au délai de 5 ans envisagé pour "reconstruire" le côté gauche de l'échiquier. Reconnaissons également l'autre "avantage" de Juppé, c'est d'empêcher l'arrivée du FN au pouvoir : ce qui ne signifie pas qu'il n'y a pas danger extrême de ce côté-là. Bien entendu, je mesure ce qu'une victoire de Juppé entraînera sur le plan de la régression sociale, vu le programme économique qu'il a annoncé pour les primaires de la droite... Mais on a déjà vu à l'oeuvre Sarko et on imagine le cauchemar Le Pen !
  
L'élection majeure de 2017 doit permettre de préparer cette étape évoquée de renouvellement du personnel politique. Il faut un candidat consensuel pour ce que je continue, par commodité de langage, à appeler la gauche, mais sans exclure le centre et éventuellement la droite. Il doit donc s'agir d'un homme neuf, mais expérimenté, à savoir qui a déjà fait ses preuves au niveau organisationnel. Cet homme ne sera ni un sauveur (parce qu'il ne gagnera pas), ni le futur "patron" d'un nouvel ensemble (cette désignation ne viendra que suite à un long processus de désignation, à travers un projet). 
Je ne vois aujourd'hui que Nicolas Hulot pour répondre à ce profil, même s'il a déjà fait part de ses réticences sur une éventuelle candidature... Pourtant, il pourrait faire consensus ! 

vendredi 20 mai 2016

La gauche est morte ! Vive la gauche ! (2)

Que faire donc devant ce constat, à savoir une France sans projet et sans option politique pour incarner un avenir de progrès social, économique et écologique ? Je le rappelle, ni la gauche actuelle désincarnée, ni la droite libérale, ni le parti de la haine ne sont en mesure, aujourd'hui, de proposer des solutions...

Ce n'est pas le lieu ici de bâtir un projet, mais bien d'esquisser ce qui pourrait constituer les étapes d'une reconstruction d'une France fraternelle et florissante...
En premier lieu, les hommes politiques qui se disent progressistes, en dehors de toute obédience politique, doivent faire le constat, oh combien difficile et cruel, qu'ils ont failli et qu'ils doivent renoncer à tout mandat politique ! Il ne s'agit pas d'abandonner le combat politique, mais bien de préparer l'avenir de la France et, pour cela, nos hommes et femmes politiques actuels, qu'ils soient socialistes, communistes, écologistes, mélenchonistes, du centre et pourquoi pas de droite, se grandiraient s'ils annonçaient qu'ils se consacreront dorénavant à la rénovation politique de la France, tout en faisant fi de toute ambition personnelle. A eux de se rassembler pour mettre au point le décrochage de leurs mandats (avant de préparer la méthode de travail proprement dite et nous y viendrons plus loin). Je donne ici quelques pistes de réflexion :

- les députés actuels ne se représentent pas et ne pourront être candidats l'an prochain que ceux qui n'ont jamais exercé de mandat électif (sauf de simples élus municipaux);
- les candidats potentiels ou putatifs à la présidentielle ne feront pas acte de candidature (j'évoquerai, plus loin, qui pourrait représenter une candidature de témoignage du renouveau envisagé...)
- les élus actuels (sénatoriaux, régionaux, départementaux et municipaux) annoncent immédiatement qu'ils ne se représenteront pas lors des prochaines élections, charge à eux, dans le cadre de la procédure de rénovation, de préparer, pendant le temps de fin de leur mandat, leur succession. 

Cette révolution, dont je mesure la difficulté car il n'est pas aisé de demander à des élus de se faire hara-kiri, est une condition sine qua non du sauvetage de la France. Nul doute que la "caste" politique dite de gauche (celle qui se veut "progressiste", ce qui va au-delà de la gauche) se fera un honneur de prouver qu'il s'agit là d'un moment historique et qu'elle sera à la hauteur de cette tâche.

J'aborderai ensuite la période transitoire des prochaines années et notamment les deux points importants : qui sera candidat à l'élection présidentielle et quelle sera la méthode de travail des années à venir.

Je sais que tout cela peut paraître utopique, mais comment sortir, autrement, de la catastrophe annoncée... si nous laissons faire ? Je crois que l'on peut faire confiance à nos hommes politiques, dits de progrès, qui n'ont pas d'autre ambition que l'avenir de la France...

jeudi 19 mai 2016

La gauche est morte ! Vive la gauche ! (1)

La situation est claire pour la majorité des observateurs politiques : la gauche, en pleine déliquescence, n'est plus majoritaire en France.

Le PS, miné par les dissensions et par l'échec de F. Hollande, s'effondre : il a perdu les municipales, les cantonales, le Sénat, les Régionales... et s'apprête à perdre la Présidentielle et les législatives. Les militants fuient le parti et plus personne ne croit à sa résurrection, à court terme.
Les "ex-alliés" ne sont pas en meilleure posture : le PC et EELV sont moribonds, le parti de Gauche s'enfonce dans un discours auquel plus personne ne croit... Quant au PRG et au MRC, je serai charitable...

Devant l'évidence de cette mort annoncée, que faire ? Je pense qu'il faut être clair, même si c'est dur à entendre : il s'agit d'acter dès aujourd'hui, cette disparition. Mais entendons-nous bien : celle qui agonise sous nos yeux a fait son temps car elle n'a pas su s'adapter et elle ne pourra être reconstruite qu'avec des hommes nouveaux et sur des bases nouvelles. 

Mais si elle décède, là, devant nous, ce n'est pas pour autant que les valeurs et principes qu'elle porte disparaissent également... Bien au contraire ! Nous aurons toujours besoin de "Liberté, Egalité, Fraternité" et Laïcité. Les "hommes de bonne volonté" se battront toujours pour le progrès, la justice sociale, la place de l'Homme au milieu de nos préoccupations prioritaires et l'écologie. Ils combattront encore et toujours le libéralisme économique, la misère, la destruction de la biodiversité et les changements climatiques. 

Mais il est temps de changer la manière de faire et de dire, alors que la droite annonce un programme de société ultra-libérale, aux antipodes de ce qui vient d'être dit et que l'extrême-droite triche en avançant masqué, sur un projet de destruction de notre société qui ne dit pas son nom, avec comme seul paradigme : la haine.

Il est urgent de renouveler la gauche et pour cela, il faut, dès maintenant, rendre public son acte de décès et entamer sa reconstruction de suite afin d'être en mesure, dès 2020, de reconquérir les territoires perdus...

A suivre...