lundi 27 février 2017

J - 60 jusqu'au 27 avril

Week-end riche politiquement, en France...
Hamon et Mélenchon jouent au "je t'aime, moi non plus" en confirmant qu'ils s'entendent bien, mais pas suffisamment pour que l'un se sacrifie pour l'autre ! On peut penser que cela signifie l'absence d'un candidat de gauche le 7 mai, lors du second tour... Question : sachant cela, celui qui voudrait voter pour l'un des deux n'hypothèque-t-il pas la présence de Macron contre Le Pen, ce premier week-end de mai ? En effet, l'ancien ministre (je parle d'Emmanuel M, car les 2 autres ont été aussi ministres...) serait, suivant les sondages assez unanimes, juste devant Fillon, le 27 avril. Pour ceux, comme moi, qui préféreraient le Macron au Fillon, faut-il voter le Mélenchon ou le Hamon au premier tour ?
N'empêche que les écologistes ont approuvé la décision de Jadot, leur candidat, de se saborder en faveur de B. Hamon... ce qui devrait, en théorie, faire pencher la balance vers ce dernier plutôt que vers Mélenchon... 

Justement, François Fillon, celui par qui le scandale est arrivé : son image d'hypocrite en chef devrait se détériorer au fur et à mesure que même de potentiels électeurs se révèlent écœurés... La droite et la gauche vont certainement disparaître du paysage politique pendant un certain temps...

Ces électeurs de droite trompés par Fillon ne se retourneront pas vers M. Le Pen, non seulement auteure de présumés détournements de fonds publics, mais également suspectée, directement ou indirectement, de malversations dans différentes affaires... Le fait de se déclarer "hors-la-loi" devrait également faire réfléchir les démocrates et les autres qui seraient enclins à voter pour le FN... Pas évident du tout car ce que l'on reproche à Fillon paraît anodin pour les électeurs frontistes, quand c'est MLP qui est accusée. Voir à ce sujet l'édifiant reportage d'Arte à Noeux-les-Mines (http://www.arte.tv/player/v3/index.php?json_url=https%3A%2F%2Fapi.arte.tv%2Fapi%2Fplayer%2Fv1%2Fconfig%2Ffr%2F074346-000-A%3Fvector%3DINFO%26autostart%3D1&config=arte_info&lang=fr_FR)

Celui qui pourrait profiter du délitement des partis traditionnels et du parti fachiste, celui-ci révélant  tous les jours ce que nous avons dénoncé depuis longtemps, à savoir que, confier le pouvoir à ces gens-là, signifierait la fin de la démocratie... Étonnant le parcours de cet Emmanuel Macron que l'on stigmatise sur tous les aspects de sa vie : énarque, il a travaillé chez Rothschild, a gagné de l'argent (mais moins qu'un footballeur, un golfeur, un tennisman ou un basketteur...), fait l'objet de tous les fantasmes parce que son épouse est 19 ans plus âgée que lui... Le 31 août dernier, j'ai écrit un article humoristique sur lui (http://alpernalain.blogspot.fr/2016/08/quelques-secrets-sur-emmanuel-macron.html), en expliquant que sa réussite était due au fait qu'il était juif et franc-maçon, ce qui est entièrement faux ! Je ne pensais pas que cela ferait un tel buzz puisque c'est mon post le plus lu, et de loin, en 9 ans ! Tous les jours, 150 à 200 visites, certainement parce que sur Google, quand on recherche "Macron, juif et franc-maçon", le post cité plus haut arrive en premier (j'ai écrit à EM pour présenter mes excuses pour avoir contribué, ainsi, à multiplier les mensonges sur ce sujet...). Je le répète d'ailleurs ici : Macron n'est ni l'un ni l'autre ! Et même s'il l'était, ce ne serait pas, loin de là, un déshonneur...

dimanche 26 février 2017

Marine Le Pen contre l’Etat de droit


Editorial. 
LE MONDE | 25.02.2017
Assistants parlementaires, financement : la candidate FN à la présidentielle refuse de répondre aux convocations judiciaires et dénonce des machinations.

Comme d’autres avant elle, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy pour ne pas les nommer, Marine Le Pen est une publicité vivante pour les poêles antiadhésives. Avec elle, jusqu’à présent, rien n’accroche, aucune mise en cause ne semble l’atteindre, aucune enquête sur le financement douteux de ses activités politiques ne paraît de nature à ébranler la confiance de ses partisans. Au contraire même, il ne peut s’agir, à leurs yeux, que d’un vaste complot du « système » politique, judiciaire et médiatique contre la candidate du Front national à l’élection présidentielle. Elle-même ne se prive pas de jouer sur cette corde pour mieux se poser en victime.
Ce ne sont pourtant pas les dossiers qui manquent. Celui des assistants parlementaires des députés européens du FN, à commencer par sa présidente, est aujourd’hui le plus brûlant. Depuis deux ans, le parti d’extrême droite est soupçonné d’avoir fait rémunérer certains de ces assistants par le Parlement européen alors que ceux-ci n’y mettaient pratiquement pas les pieds et se consacraient exclusivement ou presque au FN à Paris. Bref, il s’agirait d’emplois fictifs. Alerté par l’organisme antifraude de l’Union européenne, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire puis une information judiciaire pour abus de confiance, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, ainsi que travail dissimulé.
C’est dans ce cadre que, après de nombreuses perquisitions et auditions, la plus proche collaboratrice de la candidate frontiste vient d’être mise en examen. C’est également pour cette raison que Mme Le Pen s’est vu réclamer par le Parlement européen le remboursement de 340 000 euros, correspondant aux salaires de sa chef de cabinet entre 2010 et 2016. Devant son refus, une retenue sur salaire a été ordonnée.
L’affaire « Jeanne », du nom du microparti consacré à l’action de Mme Le Pen, n’est pas moins sulfureuse. En octobre 2016, le parquet de Paris a renvoyé en correctionnelle dix personnes physiques ou morales, dont le Front national pour complicité d’escroquerie ou recel d’abus de biens sociaux. Les responsables de Jeanne, tous très proches de la candidate, sont soupçonnés d’avoir mis en place un système opaque et frauduleux destiné à financer illégalement les candidats frontistes aux législatives de 2012. Ce dispositif pourrait avoir été utilisé lors de toutes les campagnes électorales du FN depuis 2012.
Enfin, alerté par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, le Parquet national financier a ouvert une enquête sur le patrimoine de Marine Le Pen et de son père. L’un et l’autre sont soupçonnés d’avoir présenté des déclarations de patrimoine qui sous-évaluent fortement leurs actifs. Ces faits sont susceptibles d’être jugés au pénal et passibles, notamment, de dix ans d’inéligibilité.
Dans tous ces dossiers, Mme Le Pen oppose un démenti catégorique aux faits qui lui sont reprochés. Il ne s’agirait, clame-t-elle haut et fort, que de machinations destinées à lui nuire. Protégée par l’immunité de parlementaire européenne dont elle bénéficie, elle rejette toute convocation par les juges ou la police jusqu’au terme de la période électorale, présidentielle et législative. Autoproclamée « candidate du peuple » et contemptrice du « système », elle n’hésite pas à se situer hors la loi. Aspirant à devenir chef de l’Etat, elle récuse l’Etat de droit. C’est le devoir de la justice de démasquer cette imposture.

samedi 25 février 2017

Réflexions du lendemain sur le Conseil municipal...

- La Voix du Nord, dans sa page consacrée, ce jour, au CM, est revenue sur l'"ambiance délétère" qui a régné pendant ces 5 heures... Elle a noté les propos et attitudes des élus majoritaires, tels que je les ai rapportés. En épargnant, ai-je noté, S. Briois dont la responsabilité est énorme dans le véritable Barnum qu'est une séance municipale. En effet, c'est lui qui coupe les micros de l'opposition, donne la parole à tout propos à B. Bilde, se noie dans des circonvolutions de politique politicienne, provoque les réactions du public sans jamais faire cesser les huées dès qu'un élu d'opposition prend la parole, tout en souriant quand le public applaudit les interventions de Bilde ou de lui-même.

- Le quotidien n'a rien écrit sur le véritable réquisitoire de plus de 20 minutes dont il fut l'objet de la part du "maire-bis". Pudeur, peut-être, mais j'espère quand même qu'un communiqué du journal viendra mettre les choses au point. On ne peut laisser passer une telle diatribe, digne de régimes totalitaires... A ce propos, on ne peut qu'être effrayé quand on entend un haut cadre du parti fait fi de la liberté d'expression en criant "haro" sur un journal et en stigmatisant un journaliste. J'ai eu l'impression d'entendre Erdogan fustigeant les journalistes turcs. Il est vrai que "le presque sultan" de la Turquie est une référence pour le FN.
Sur ce sujet d'atteinte à la liberté de la presse, on ne peut qu'associer la façon dont le FN se moque de nos institutions quand on apprend que M. Le Pen se permet de ne pas respecter l'autorité judiciaire, en ne se rendant pas à une audition... Le vrai visage de ce parti fachiste se confirme tous les jours et l'éventualité qu'au lendemain des élections présidentielles, la France ne se réveille avec une dictature équivalente à celle des Poutine, Erdogan, Assad, maîtres à penser du FN ou d'autres potentats d'Arabie Saoudite, Qatar,etc. Cette éventualité est terrifiante !

- L'équipe de "Complément d'enquète" venue travailler sur les rapports entre la majorité frontiste et la Voix du Nord ne pouvait tomber mieux ! Dans l'émission du 23 mars, on pourra voir et entendre B. Bilde mettre à mal la presse régionale et la France entière prendra connaissance de ce qu'un cacique hystérique est capable de dire sur la Voix du Nord. Vous vous rendez compte de ce que serait l'ambiance si un B. Bilde devenait ministre de l'information ou de l'intérieur dans un gouvernement FN ? Je ne sais si France 2 retransmettra les passages où la parole de l'opposition est coupée, où la claque est orchestrée dans le public, car ce n'était pas l'objet de son enquête, mais ces moments illustrent bien que la démocratie n'existe plus à HB. Aux Français de s'en rendre compte dans cette "vitrine" que constitue Hénin-Beaumont pour le FN !

vendredi 24 février 2017

Conseil municipal d'Hénin-Beaumont du 24/2/2017

Un conseil qui a duré de 9H à 14h20, soit 5H20 !
Une équipe de France 2, à Hénin depuis quelques jours, était venue filmer le conseil pour un sujet qui paraîtra dans "Complément d'enquête" du 23/3: le conflit entre La Voix du Nord et la mairie FN. J'avais félicité le journaliste, venu m'interroger, parce que, malgré mes nombreux appels, aucun média n'avait, jusque maintenant, manifesté sa solidarité avec le quotidien victime d'un boycott inouï. L'équipe de télé allait être servie au-delà de toute attente, non seulement par l'ambiance habituelle régnant durant ce conseil, mais également par une violente attaque en règle contre La VDN, son chef d'édition (présent avec un autre journaliste) étant visé nommément... 
On aurait pu penser que France 2 présent, les esprits se seraient calmés, mais, malgré quelques rares moments de relative sérénité, le cirque habituel s'est déroulé.
Huées et applaudissements dans le public, coupures de micro pour empêcher Marine Tondelier et David Noël (seuls des 6 conseillers d'opposition présents) de parler. De tout cela, on avait déjà l'habitude. Mais par 2 fois, pour protester contre ces coupures, les 2 élus continuèrent à parler à tue-tête pour couvrir la voix de l'orateur qui leur avait succédé tandis que le public huait et lançait des quolibets, dans une atmosphère surréaliste... Qu'un Bruno Bilde, particulièrement choyé par le maire, puisse intervenir à sa guise, en éructant, on l'en connaissait capable. Qu'il cogna contre tout ce qui bougeait, et en particulier l'opposition, on n'en fut point surpris. Que sa haine le conduise à insulter D. Noël et M. Tondelier, on en eut une nouvelle preuve. Petit florilège de cette diarrhée verbale :
- "les bobos d' élus d'opposition absents sont probablement au ski, à Méribel ou Megève";
- "l'opposition est peureuse"
- à Marine Tondelier : "vous êtes une menteuse et une manipulatrice"
Il faut dire que la séance démarra par une demande d'excuse formulée par M Tondelier pour son collègue D Noël que le hargneux B. Bilde avait traité de "petit nazi" lors du conseil précédent. Le maire n'y prêta aucune attention...

Remarquez Briois ne fut pas en reste :
- "discours gauchiste", en s'adressant au communiste DN;
- il "veut donner un coup de pied aux fesses de DN" , ce que l'adjoint Sulzer traduisit par "un coup de pied aux urnes"...

Un autre adjoint, plutôt discret habituellement, Christopher Szczurek, ponctua nombre de ses interventions de "Marine, Marine, Marine" jouant sur l'ambiguïté de cette interpellation rappelant que Marine T ne manquait pas "de lui claquer la bise", il fut un temps... Briois fit remarquer qu'il faisait peut-être confusion avec une ancienne élue de Dalongeville. Quoiqu'il en fût, Marine T demanda au jeune élu frontiste de ne pas la tutoyer, ce que lui et le maire ignorèrent superbement...

La même Marine T fut plusieurs fois traitée de "féministe hystérique" par les Briois, Bilde et Szczurek. Notamment lorsqu'elle rappela, à l'occasion du rapport annuel sur l'égalité homme/femme, dont la présentation est obligatoire, que la discrimination existante à la mairie d'HB comme partout ailleurs, devait faire l'objet d'actions pour y remédier (formation, par exemple). Elle cita un tweet d'un élu FN d'une commune voisine (et recruté à la mairie d'HB), d'un machisme révoltant. Bilde s'offusqua que l'on s'attaquât ainsi à un agent municipal alors que MT avait bien précisé qu'elle visait l'élu... "Féministe hystérique" entendit-on parmi les conseillers et dans le public... 
Quelques minutes plus tard, Bilde et Briois livrèrent au public le nom d'un agent, auteur d'une "alerte" à MT, sur les dysfonctionnements en mairie, la conseillère ayant pris soin, en lisant le courrier, de ne pas livrer son nom... Dans la foulée, Briois fit également preuve de délation à l'égard d'une employée de mairie (qui a quitté son emploi), en citant son nom... Pas très beau tout cela !

On n'avait pas encore tout vu dans ce conseil municipal...
M. Tondelier présenta une motion de soutien aux employés de La Voix du Nord menacés d'un plan social de licenciements par le propriétaire, Rossel. Cette motion mettra le feu aux poudres. B. Bilde, littéralement hystérique, s'en prit violemment au quotidien et à son chef d'édition. La Voix du Nord n'est pas un journal d'opinion et sa prise de position contre le FN avant les élections régionales est inadmissible, vociféra-t-il. Le journaliste Pascal Wallart est aux ordres de son journal, lui-même sous la pression du Conseil régional (de l'époque), pourvoyeur de subventions... De longues minutes insoutenables pour ceux qui entendirent cette diatribe... Celui que l'on surnomme "le maire bis" (allez savoir pourquoi !) proposa un amendement ("amendement grotesque" David Noël dixit), adopté à l'unanimité moins 2 voix, bien sûr, qui dénaturait l'esprit de la motion initiale puisqu'il met en cause la "ligne éditoriale" du journal, responsable des difficultés du journal. 
La motion ainsi modifiée fut votée ! Du grand n'importe quoi ! J'ai plaisir à signaler la qualité des interventions des 2 élus de l'opposition sur le sujet. Nul doute que, lors de la diffusion dans "Complément d'enquête", apparaîtront bien leurs arguments étayés, face à la haine des intervenants frontistes pour tout ce qui s'oppose à eux...
Une autre motion présentée par l'opposition fut fallacieusement écartée : elle visait à soutenir une proposition de loi d'un député pour commémorer la résistance de mineurs incarcérés en 1941 pour avoir fait grève ("la session parlementaire est terminée" !). Un amendement, pourtant cohérent, de MT fut déclaré irrecevable parce que non envoyé dans les délais, alors que la motion présentée par le FN était déposée sur table en début de séance (sic !).

Au fait, le gros morceau de ce CM était le rapport d'orientation budgétaire... 

CM 24/2

RV dans l'après-midi sur ce blog pour le compte-rendu conseil municipal de ce vendredi matin.

jeudi 23 février 2017

FN : Réincarnation d'Hitler, coup de foudre, pot à tabac...


J'ai "débranché" quelques jours, mais je vois que, pendant ce temps, le FN n'a pas cessé de faire parler de lui... (et encore, je ne fais pas référence à la réception de MLP par les autorités libanaises, ni aux emplois fictifs d'assistants parlementaires de Fillon... non, pardon, de la députée européenne M. Le Pen !


Banalisation du FN 
On ressort cette affiche parue sur Facebook, mais, depuis, le compte a été effacé :

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Coup de foudre au Liban ?

AA : A vrai dire, je ne sais si cette information est vraie, car, depuis hier, je ne l'ai retrouvée nulle part !

Marine Le Pen abandonne la présidentielle et quitte la France pour Ahmed, rencontré au Liban.





Marine le Pen a, récemment,  effectué une visite de 2 jours au Liban. 
Au cours de ce voyage elle a pu rencontrer les plus hauts responsables mais pas seulement...
D’après l’une de nos sources, la quarantenaire se serait également offert une idylle avec l’un des agents chargés de sa sécurité sur place : Ahmed, qui est de plus de 20 ans son cadet.
Fascinée par le bellâtre, la favorite des sondages pour l’élection présidentielle, serait sur le point de tout quitter afin de rejoindre le Liban et d’y vivre pleinement sa nouvelle amourette.
Du côté des sympathisants d’extrême droite, c’est la stupéfaction. Toutefois, la plupart d’entre eux lui souhaitent bonheur, épanouissement et pourquoi pas, la naissance d’un petit chérubin.
Quant aux cadres du parti, ils envisagent plusieurs solutions pour palier au désistement de la candidate frontiste :
  • La préséance irait au très influent et très médiatique, Nicolas Dupont-Aignan.
  • Le charismatique Louis Alliot, qui partageait la vie de la récente expatriée, est également cité pour la remplacer.
  • La troisième option, serait un retour du patriarche, Jean-Marie Le Pen mais ce dernier ne verrait pas d’un bon œil une campagne effectuée dans une telle hâte.
 Nord Presse.be 22/2/2017

On est "Ché nous"
AFP, publié le mercredi 22 février 2017 :
"Chez nous": une dizaine de militants FN manifestent devant un cinéma
Une dizaine de militants du Front national manifestaient mercredi après-midi devant un cinéma d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) contre le film "Chez nous", sorti en salle le même jour et qui raconte la campagne pour les municipales d'un parti clairement inspiré du FN, a constaté un journaliste de l'AFP.(AA :l'un des manifestants a même fait remarquer qu'il y avait des fautes dans le titre : "c'est pas "Chez nous", mais "Ché nou"...").
"On veut montrer notre opposition à ce film irréel qui ne représente ni le FN ni ses électeurs", a expliqué Laurent Dassonville, responsable FN du canton d'Avion (Pas-de-Calais), qui estime "anormal qu'on autorise la diffusion d'un tel film, hostile au FN en pleine période électorale".
Ce long métrage se déroule dans une ville imaginaire du Pas-de-Calais baptisée Hénard. Fief du FN, Hénin-Beaumont s'appelait auparavant Hénin-Liétard. 
Dans "Chez nous", Pauline Duhez (Émilie Dequenne), connue dans la ville et appréciée par ses patients, est approchée par des dirigeants d'un parti d'extrême droite, le "Bloc patriotique". Elle se voit proposer d'être tête de liste aux municipales, au côté de la dirigeante du parti Agnès Dorgelle (Catherine Jacob). Au départ hésitante, Pauline va se laisser séduire par ce parti populiste dont elle pense qu'il peut aider les ouvriers.
La dirigeante du parti, blonde, à la forte carrure et au discours musclé, reste un personnage secondaire: elle est montrée lors d'un meeting, d'une conférence de presse ou de réunions avec son équipe.
"Pauvre Marine Le Pen, qui est caricaturée par ce pot à tabac de Catherine Jacob. Un sacré navet en perspective", s'était insurgé sur Twitter le maire d'Hénin-Beaumont Steeve Briois, vice-président du FN. (AA : sans avoir vu le film !).

vendredi 17 février 2017

Information aux lecteurs

Je vous informe qu'aucun article ne sera publié à compter de ce jour, 17 février. Un nouveau post paraîtra le jeudi 23 février.
A noter que vous pouvez laisser des commentaires, mais je ne pourrai les valider que tous les 2 jours.

jeudi 16 février 2017

Trois regards sur la réalité quotidienne sous le "règne" du FN...

Trois témoignages sur la gestion municipale au quotidien du Front national vont se succéder dans les jours qui viennent et éclaireront la réalité de terrain : un roman-photo, un film et un livre-témoignage. 
Nous aurons l'occasion d'en reparler dès que nous aurons pris connaissance de ces "documents". 
On peut également espérer que le rapport de la Chambre régionale des comptes viendra prochainement compléter les trois "œuvres" précitées... 


"Comment le Front national a-t-il répondu aux attentes dans les villes qu’il gère depuis 2014 ? Fruit d’une enquête menée durant deux ans à Hayange, Beaucaire et Hénin-Beaumont, par l’historienne Valérie Igounet et Vincent Jarousseau, photographe, « L’Illusion nationale » apporte un éclairage saisissant, le reflet à l’échelon local de ce que pourrait donner une France gérée par le FN (La Voix du Nord 13/2/2017)
Les Arènes - XXI, 168 pages, 22,90 €.
"Alors c’est vrai, nous sommes porteurs de propos qui sont élogieux à l’égard de la municipalité, on en a conscience. Mais on met quand même des réserves dans le hors texte, qui est essentiel."

"Chez nous" (sortie du film : 22/2)
Télérama 13/2 :  "Lucas Belvaux  montre  comment un parti populiste imaginaire (« le Bloc ») s’implante dans une petite ville du nord de la France : en instrumentalisant une infirmière connue et appréciée de tous, donc candidate locale idéale."
"Vous faites état, dans votre film, d’une conversion collective aux idées du FN dans la vie quotidienne...
Oui, un discours se banalise. Une parole se libère. Les gens glissent, imperceptiblement d’abord, puis franchement, du ressentiment à la peur et à la haine. Le discours dominant et médiatique a considérablement changé en quelques années. Tout à coup, la parole d’Eric Zemmour et celle de Dieudonné se sont répandues à toute vitesse dans l’espace public. Le surmoi collectif a explosé. Les cadres du Front national le savent. Avant, ils se vantaient de dire tout haut ce que l’on n’osait pas dire. Maintenant, ils savent qu’ils n’ont plus qu’à laisser dire, à acquiescer. Le vote FN est devenu le seul exutoire pour crier sa colère, quelle qu’elle soit. C’est un vote pulsionnel. Beaucoup d’électeurs se disent qu’ils ne voteront FN qu’au premier tour, juste pour exprimer leur exaspération. Mais ensuite, le pas est facile à franchir entre le premier et le second tour. La colère, on ne sait jamais quant elle s’arrête."

Le 1er mars sort le livre de Marine Tondelier (conseillère municipale d'opposition à Hénin-Beaumont) : "Nouvelles du Front".
"Un témoignage essentiel qui permet de saisir comment le parti d’extrême-droite administre ses communes. Ses armes principales : humiliations, vexations, intimidations et une stratégie parfaitement huilée pour étendre son pouvoir…"
Entretiens avec des agents municipaux, en place ou partis, qui osent parler...