jeudi 27 octobre 2011

Quelle ambiance!


L'ambiance est délétère en France aujourd'hui...En écrivant cela, je suis bien conscient qu'il en est de même à peu près partout en Europe (l'Italie crève de Berlusconi; la Grèce, n'en parlons pas! le Portugal cherche à éviter la "grécisation"; la Belgique n'en finit pas d'essayer de reconstruire un état, etc), aux USA (Obama tente de ressusciter l'espoir en sa personne), en Chine (où le couvercle de l'étatisme sursaute devant un mouvement de fond rappelant le printemps arabe), en Afrique (où les dictatures tremblent en voyant les prémisses d'une prise de conscience démocratique). Malgré cela, je pense que la situation "pourrie" que nous vivons en France est spécifique du fait de l'échéance électorale prochaine.

Le Président français actuel a tout raté durant son mandat: endettement record, étouffement de la démocratie (empiètement sur la justice, la presse, déni du parlementarisme), résultats désastreux sur les fronts du chômage et de la sécurité...Bref, il est rejeté par plus de 70% des Français qui n'attendent qu'une chose: que l'on en finisse avec cette présidence si décriée!

Ce climat est aggravé par 2 évènements qui font la une des médias et des conversations:

- les affaires. N. Sarkozy avait promis une république "irréprochable". On a vu ce que cela a donné: des ministres pris la main dans le sac (Blanc, Joyandet, Woerth...), des collaborateurs mêlés à des affaires qui affectent le passé de Sarkozy (rétrocommissions) ou même le présent (l'affaire des "fadettes" par exemple): jamais la suspicion n'a été aussi grande sur la façon dont sont gérées les affaires de l'Etat. Et pourtant, nous avons vécu, dans le passé, l'affaire Boulin, les cadeaux de Bokassa, les écoutes téléphoniques de l’Élysée, le Rainbow Warrior, les "écarts" (emplois fictifs, frais de bouche et tutti quanti du prédécesseur de l'actuel Président), mais, aujourd'hui, les fondements de la démocratie sont en cause.
Certes, l'affaire DSK a fait penser que les Français oublieraient les manquements d'une Présidence entièrement vouée à la protection des riches (du Fouquet's au bouclier fiscal en passant par la diminution de l'ISF...). Le PS a bien joué cette séquence délicate et la mise en scène réussie des Primaires a étouffé complètement les conséquences néfastes que l'on pouvait anticiper du comportement étonnant de celui que l'on désignait comme le grand favori des Présidentielles. A tel point que l'affaire du Carlton de Lille qui semble encore égratigner DSK soulève beaucoup de doutes: certes, il s'agit de proxénétisme, délit grave, mais dont la montée en puissance semble disproportionnée avec la réalité, à tel point que certains parlent de manipulations organisées depuis longtemps, mais inutiles depuis les évènements de mai 2011 au Sofitel de New-York, marquant la fin de la carrière politique de DSK...

- le "chaos" européen. Là encore le Président français a tout faux. Il a agacé les pays européens par sa volonté de régler la crise financière avec un seul partenaire, l'Allemagne. Il s'est ridiculisé en cédant sur tous les fronts à l'Allemagne (renforcement du Fonds européen de secours, décote de la dette grecque, principalement). Il s'est décrédibilisé, une fois de plus, devant les Français, en dramatisant à outrance la situation financière (pourtant très grave) pour des raisons de basse tactique éléctorale. Au moment où j'écris cela, je ne sais quels seront les résultats des discussions de Bruxelles du 26 octobre, mais gageons que des décisions (à effet temporaire) seront prises et mises en scène pour faire apparaitre le rôle essentiel tenu par N Sarkozy: mais plus un seul Français n'est dupe!

Cette ambiance catastrophique se prolongera jusqu'en mai 2012 avec son cortège d'affaires, de récession, de dénonciations, de rodomontades...De quoi lasser encore plus les Français du jeu politique qu'on leur présente!

2 commentaires:

  1. IL RESTE TETE HAUTE ET MAINS PROPRES SURTOUT A ORANGE...PARDON JE SORS POUR VOMIR.

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  2. Ce que vous omettez de dire en matière de dénie c'est celui du peuple français qui s'était majoritairement exprimé par voie référendaire contre cette Europe qui nous tue à petit feu. Et là, nos chers parlementaires, qu'ils soient de droite comme de gauche se sont vite empressés de revoter entre eux à l'encontre de la vox populi et avec la bénédiction de Sarkozy. Alors si messieurs les parlementaires se sentent de moins en moins écouté par l'exécutif aujourd'hui, qu'ils méditent sur ce que cela peut provoquer à leur encontre. Leur exaspération est la même aujourd'hui que celle du peuple français qu'ils ont trahis hier !

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